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Cette page concerne le concours de fanfictions organisé par Lyan !

Les détails et règles du concours pour les participants : Modifier

  • Il faut s'inscrire ici ou sur la page d'Ewan avant le 5 avril et rendre la fanfiction dans les temps c'est à dire avant le 5 mai
  • La fanfiction doit comporter 1500 mots avec une marge de 100 mots de plus ou de moins.
  • Elle doit être sur le thème de l'annonce des sentiments entres deux personnages, au choix. En cas de hors sujet vous pouvez perdre des points.
  • Il faut essayer de soigner son écriture, relisez vous et évitez le plus possible les fautes. Il y a 4 points sur la qualité de l'écriture qui fait partie de l'orthographe et de la grammaire (nous serons tout de même indulgents)
  • N'oubliez pas de mettre un titre à votre fanfiction qui soit cohérent.
  • Vous pouvez lire cette page pour des informations plus en détails :[[1]]

Quelques informations: Modifier

Où publie t-on ?

Dans la page de discussion prévue à cet effet : ici [[2]]

Quels points de vue ?

Pas d'obligation pour le point de vue, c'est vous qui choisissez. Il peut être interne, externe ou omniscient.

Peut-il y avoir un avant et/ou un après à la déclaration ?

La fanfiction doit parler essentiellement de leur déclaration car c'est le thème, donc il peut y avoir un avant et/ou un après mais assez court pour que le plus gros de l'histoire soit centrée sur le thème.Tout est une question d'équilibre, mettre un peu d'autres éléments apportera de la diversité et de l'originalité mais il ne faut pas que ça empiette sur la déclaration. Sinon il y a un risque de Hors Sujet

 L'histoire doit-elle être dans la continuité du tome 8 ?

Non, l'histoire ne doit pas obligatoirement être dans la continuité du 8 c'est à vous de choisir. C'est d'ailleurs pour ça que vous pouvez participer même si vous n'avez pas lu les derniers tomes de la saga.

Peut-il y avoir un râteau car un seul des personnages aime l'autre ?

Il faut que les deux personnages s'avouent leurs sentiments donc non il ne peut pas avoir de râteau, les deux doivent s'aimer et le déclarer.

Le barème des juges : Modifier

Originalité :-/7

Qualité de la rédaction : -/4

Titre : -/1

Respect des consignes thèmes ect...: -/8

Et cela va donner une note sur 20. Ensuite nous calculerons la moyenne des notes de chaque juge pour faire le classement et désigner le vainqueur.

Les participants : Modifier

Les juges : Modifier

Règles à respecter en tant que juge : Modifier

  • Les juges devront juger sans compter les affinités avec les personnes participantes. Il est obligatoire de juger le texte et pas l’auteur et tout juge surpris en train de tricher sera remplacé par une autre personne.
  • Les juges devront assumer leurs responsabilités et respecter les règles. Ils devront juger avec l’impartialité (=neutralité) la plus totale.
  • Un juge de réserve sera mis en place en cas de problème avec les juges choisis.

Proposition de couples : Modifier

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 -Il refusera.
 -Il acceptera.
 -Il refusera.
 -Il acceptera, je te dis ! Arrête d'être si pessimiste !
 -Et toi, tu es trop optimiste, soupira Biana.
 -Tu ne veux pas sortir avec lui ou quoi ? s'énerva Maruca, assise sur le canapé.
 Biana soupira et se laissa aller en arrière sur son lit.
 Bien sûr qu'elle voulait sortir avec Keefe Sencen.
 Mais Maruca venait à peine de rejoindre leur groupe, elle ne pouvait pas comprendre.  TOUT leurs amis savaient que l'Empathe craquait pour Sophie. Et cette dernière était bien la seule exception à la règle.
 Elle avait beau avoir rompu avec Fitz, elle n'en restait pas moins aveugle au sujet des sentiments que le blond lui portait.
 La jeune Vacker ne pouvait pas en vouloir à l'ex de son frère.
 Elle était jolie, gentille, attentionnée, puissante... parfaite.
 La brune poussa un nouveau soupir, et se leva pour se diriger vers la fenêtre.
 -Il n'y a pas de place pour moi dans son cœur, lança-t-elle à Maruca.
 -Tu n'en sais rien tant que tu n'as pas essayé ! protesta la Psyonipathe. Et tu ne pourras jamais passé à autre chose tant que tu ne seras pas fixé !
 La jeune Endal se leva à son tour pour rejoindre son ami.
 -Ecoute, Bia', commença-t-elle. Demain, c'est la Saint-Valentin, une tradition humaine. Ce jour-là, les humains offrent quelque chose à la personne qu'elle aime, souvent des chocolat, ou des fleurs. Alors tu vas donner ça à Keefe.
 Elle lui tendit une boîte avec écrit dessus : "Choc'Mirabelle".
 -Tu es sûre que ça va lui plaire ? fit Biana avec une petite moue.
 -Le dernier cadeau qu'il a adoré, c'était une peluche de gulon. Si il n'aime pas ces chocolats, c'est que ce n'est pas un mec pour toi.
   Sauf que c'est Sophie qui lui a offert Mme Schlinguette, pensa l'Eclipseuse.
 Mais elle prit quand même la boîte des mains de Maruca, qui se mit à sautiller sur place pendant que Biana poussait son énième soupir de la journée.
   Je le sens mal...

-Salut tout le monde ! Soyez tranquilles, Lord Bellecoiffe est là !
-Bonjour, Keefe, lui sourit Sophie.
Le blond cessa aussitôt son numéro et se tourna vers la Télépathe en lui adressant son plus beau sourire.
-Bonjour Mademoiselle F, comment allez-vous aujourd'hui, fit-il en s'inclinant pour faire un baisemain à la jeune fille.
Biana eut un pincement au cœur en voyant cette scène, et détourna le regard en entendant son amie rire et répondre qu'elle allait très bien.
-Biana, tout va bien ? s'inquiéta la blonde.
 -On dirait que tu t'as vu un mégalodon en te réveillant, nota Dex.
 La jeune Vacker eut un pâle sourire.
 -Ne vous en faîtes pas, les amis. C'est juste Fitz qui m'a réveillé. Vous imaginez le traumatisme ?
 Alors que tout le monde riaient, sauf le frère de l'Eclipseuse, qui protestait, la sonnerie retentit.
 -Allez, à tout à l'heure ! On se retrouve à la cafétéria ! lança Sophie en adressant un sourire et un signe de la main à ses amis, avant de s'éloigner tranquillement. -Oh, Soph' ! Attention à ne pas glisser ! lança Fitz. Le carrelage a été lavé, et vu ton adresse légendaire...
-Ha ha, très drôle Fitzroy ! grimaça Sophie.
-Fais pas la tête Sophie, fit Tam avec un demi-sourire.
-Ne les écoutes pas Soso, déclara Linh en souriant d'un air radieux à son amie.
-A tout à l'heure tout le monde ! lança Dex en s'éloignant.
 Biana remarqua le regard lourd de sens que Maruca lui lançait.
 Elle déglutit en fourrant la main dans son sac pour attraper la boîte de chocolat sans pour autant la sortir.
 Elle jeta un regard en coin à son frère qui commençait à s'éloigner en compagnie de Keefe...
 Puis se dirigea rapidement vers le jeune Diznee, qui partait dans la direction opposée aux deux meilleurs amis.
 -Dex, attend, je t'accompagne, mon cours est par là aussi !
 Maruca va me tuer ce midi...
 -Ah, Biana ! T'as quoi comme session ? lui demanda Dex avec son habituel sourire à fossette.
 La jeune Vacker se sentit aussitôt délivré de la pression du regard assassin de Maruca.
 Le jeune Technopathe était de ces personnes qui te faisait te sentir mieux dès que tu voyais son sourire.
 L'Eclipseuse était vraiment heureuse que Dex ait mis de côté la rancœur qu'il nourrissait envers les Vacker, tout du moins en ce qui les concernaient, son frère, ses parents et elle, et qu'il soit devenu un de ses plus proches amis.  Elle pouvait parfois paraître superficielle, elle le savait.
 Même ses amis la regardait parfois de ce regard exaspéré qu'on lance aux petites filles pourries gâtées.
 Mais depuis que Sophie était arrivée, les avis des gens à son sujet étaient certes moins admiratifs, mais elle avait des amis qu'elle adorait, et elle faisait de son mieux pour devenir digne d'eux.
   Et encore une fois, c'est grâce à Sophie... Non, décidément, même à cause de Keefe, je ne peux pas la détester, elle m'est bien trop précieuse...
 -...-na ? Biana ?
 La jeune Vacker sursauta.
 Elle était planté au milieu du couloir, et Dex agitait une main devant ses yeux en fronçant légèrement les sourcils.
 -Euh, quoi ?
 -Ah bah te voilà de retour !
 Il sourit.
 -T'était totalement ailleurs ! J'ai même imité un mouton et le sifflement d'une théière, tu n'as eu aucune réaction !
 Biana baissa les yeux, rosissante.
 -Oh, excuse-moi ! Je pensais à quelqu'un !
 -A Keefe ?
 -Je... Quoi ?
 -Rien, oublis. Tu savais que c'était la Saint Valentin, aujourd'hui ?
 Pas de panique... Fais l'ignorante...
 -Non, répondit-elle avec un sourire forcé. C'est quoi ?
 -La fête des amoureux chez les humains. Regarde ce que j'ai fait ! Je le passerais à Sophie ce midi.
 Euh... bug.
 -Tu vas... lui offrir quelque chose ?
 Un moment de flottement.
 -Ah, non, c'est pas ce que tu crois ! rougit Dex en sortant un flacon de son sac. J'ai fais une nouvelle potion pour Iggy, c'est tout !
 -Oh, je vois...
 Pourquoi... je me sens si légère ?


   Comment je me suis retrouvé dans cette situation ?
 Ce midi, Biana n'avait pas eu le courage de donner ses chocolats à Keefe.
 Et alors que les amis devaient rentrer chez eux et qu'ils s'étaient dit au revoir, pareil.
 Alors, 5 minutes plus tard, au moment où elle allait sauter avec Fitz pour rentrer, Maruca l'avait attrapé et emmené à l'écart.
 -Il vient d'allez dans ce couloir, Bia'. Alors fonce, rattrape-le et donne tes chocolats !
 La concernée n'a pas voulu répliquer, et avait fait ce que la Psyonipathe lui disait.
 Mais au moment où elle allais rattraper le blond à un croisement, elle aperçu Sophie.
 Aussitôt, elle se cacha dans le couloir perpendiculaire, de manière à tout voir sans être vue, et à tout entendre.
 -Hey, Foster ! Tu n'es pas encore partie ? lança l'Empathe d'une voix où l'on parvenait à déceler un sourire.
 -Eh bien... non, et toi non plus, répondit Sophie d'une voix nerveuse.  Keefe se rapprocha d'elle.
 -Dit, Foster, on est quel jour aujourd'hui ?
 -Le... le 14, pourquoi ?
 -On est en février, non ?
 -Oui, mais... où veut-tu en venir ?
 Biana serra sa boîte de chocolat contre elle.
 Il va...
 -C'est un jour spécial chez les humains, pas vrai ?
 -Keefe...
 -C'est même une fête, non ?
 Biana colla son dos contre le mur, ses jambes manquant de la lâcher.
 Elle inspira profondément et retourna à son observation. 
 -...-isques de me trouver niais, ma petite Sophie... mais il se trouve que cette "fête des amoureux" m'intéresse beaucoup.
 La Télépathe était aussi collée à un mur, et ses joues devenaient plus écarlates de secondes en secondes, tandis que Keefe lui souriait en appuyant son avant bras à côté de sa tête.
 Cependant, ses joues aussi étaient roses.
 -Alors... je me suis dit que... c'était peut-être le bon moment... vu que tu n'étais plus avec Fitz, et qu'il est au courant que je...
 Il détourna le regard, laissant sa phrase en suspension.
 Sophie inspira profondément, sans savoir qu'à l'angle du couloir une brunette retenait son souffle, elle.
 -Que tu... ? demanda-t-elle avec un demi-sourire.
 Les rôles étaient inversés, Sophie taquinait Keefe, qui lui rougissait.
 Finalement, il se regardèrent droit dans les yeux.
 -Que je t'aime, Foster.
 Biana posa une main sur sa bouche pour retenir un sanglot.
 -Alors...
 Le blond mit la main dans son sac, et en ressortit une boîte bleu glacier.
 -Tu veux bien accepter ces chocolats... et sortir avec moi ?
 Sophie sourit tandis qu'une larme s'échappait des yeux de Biana.
 -Oui, Keefe. Doublement oui.
 En les voyant se pencher l'un vers l'autre et leurs lèvres s'effleurer, la jeune Vacker s'enfuit discrètement, les yeux brillants de larmes.
 Je savais que ça arriverais... mais... mais je...
 Elle percuta violemment quelqu'un et tomba par terre, sa boîte de chocolat lui échappant des mains.
 -Biana ?
 -Dex ?
 -Tu... tu pleures ?
 Le garçon tandis la main à son amie pour la relever, et ramassa la boîte.  Lentement, il releva la tête et regarda Biana d'un air désolé.
 Elle comprit aussitôt.
 -Tu le savais, pas vrai ?
 -Il m'a demandé de l'aide pour acheter les chocolats. Je ne pensais pas que tu... avais eu la même idée.
 -C'était Maruca, renifla Biana.
 Les sanglots la reprirent.
 Un instant plus tard, Dex la serrait dans ses bras pour la calmer.
 -Au moins, tu vas pouvoir passer à autre chose...
 Biana se figea.
 Elle leva la tête.
 Dex détourna le regard, les joues légèrement rouges.
 Alors, lentement Biana sourit.
 Elle se dégagea des bras de son ami et contempla la boîte.
 -Peut-être que j'avais déjà commencé, sourit-elle en relevant la tête.
 Le regard de Dex s'éclaira légèrement, et Biana retint un grand sourire.
 Elle commença à s'éloigner...
 Puis s'arrêta et se retourna.
 -Dex ? Si je te propose de venir à Everglen manger ces chocolats avec moi, tu répond quoi ?



Marcher. Marcher droit devant soi, c’est la seule chose que je sais vraiment faire sans faire du mal. J’ai blessé mes proches, autant psychologiquement, que physiquement. Je ne sais même pas comment ils font pour encore me regarder en face, l’un de mes amis les plus proches est dans le coma, pourquoi ? Parce que j’ai été incapable d’assurer sa sécurité, je lui avais certes dit de ne pas venir, si j’avais insisté, si j’avais réussi à le protéger. Si seulement je n’étais pas moi. Si je n’existais pas ils seraient tous heureux ! Ils n’auraient pas été blesser, leurs familles seront encore au complet. Je suis Sophie Foster. Un danger. Une amie. Mais je suis avant tout une expérience gâchée qui ruine la vie des autres.

-Sophie ! Descend y a une surprise pour toi !

Je me lève surprise d’entendre ma mère aussi joyeuse malgré mon humeur de ces derniers mois. Deux mois sans Keefe et je deviens Stina en pire. Je me change rapidement et opte pour une longue tunique bleu glacier ceinturée d’une fine ceinture noire, un legging noir et des bottes. Je descends et retrouve ma mère tout sourire.

-Vas voir Elwin, me dit-elle tout sourire.

J’acquiesce et sort dehors sans savoir ce qui m’attend. Avant de sauter je me rends compte que ma mère à dit surprise et Elwin, est-ce que ça voudrait dire qu’il est réveillé ? A la simple idée de savoir que je vais de nouveau voir ces beaux yeux bleu glacier mon cœur s’emballe à une vitesse ahurissante, il s’emballe encore plus vite que lorsque je vais devais voir Fitz lorsque nous étions en couple. Même si maintenant que j’y pense mon cœur s’emballé plus parce que j’avais peur de le décevoir que parce que j’étais contente de le revoir. Moi qui croyais qu’on ne pouvait pas changer de coup de cœur aussi rapidement, je suis la preuve vivante du contraire ! Au bout d’un mois sans Keefe, et Fitz vu que nous avions rompu, je me suis posée des questions et je me suis rendue compte que j’aimais Keefe, j’ai appelée Biana croyant que je devenais folle et elle me répond que non. Je venais juste d’apprendre à différencier les pensées du cœur. Belle phrase philosophique que je ne comprends toujours pas. Mais ce qui est étrange c’est que Lord Cassius m’avait dit la même chose, peut-être que Keefe pourra m’éclairer ? Sur ce je saute au centre de soin ou Elwin m’accueille un large sourire aux lèvres et dit :

-Je vous laisse tous les deux je dois allé acheter des élixirs en Atlantide, ne laisse personne entré et ne le laisse pas seul s’il te plaît, me dit-il avant de sauter.

Je n’ai même pas besoin de demander à Elwin de qui il parle, il est vraiment réveillé, Edaline ne m’avait pas fait de fausse joie. Je rentre dans l’infirmerie et le vois, dos à moi, en train de se faire sermonner par Ro, même s’il à l’air de s’en moquer royalement. Je m’approche doucement de lui tant qu’il ne m’a pas remarquée et je lui attrape soudainement les épaules en criant « bouh » comme une enfant. Mais ma blague d’enfant fait son effet, car Keefe se lève d’un bond comme si un fantôme lui avait parlé.

-Foster ?! S’étrangle-t-il.

-Ca c’est pour pas m’avoir écouté quand je t’avais dit de ne PAS venir, répondis-je en m’asseyant.

-Pfff, moi qui croyais que la seule personne qui soit venue me voir serait contente de me retrouver je me suis trompé.

-Personne n’est venue te voir ? Demandais-je surprise.

-Non, Joli Cœur est venu quand vous vous êtes réconciliés, mais après néant, répondit Ro.

-Réconciliés ? Vous êtes de nouveau ensemble ? Demande Keefe en s’installant à côté de moi.

-Non, on est redevenu amis c’est tout, et ça restera ainsi, répondis-je les yeux dans la vague.

Je me perds dans mes pensées, même si je crois voir Keefe retenir un soupire de soulagement, aurait-il été jaloux ? Je souris à cette simple pensée et sens mon cœur s’emballer de nouveau. Il va vraiment falloir que j’apprenne à maitriser mon rythme cardiaque.

-Foster dis-moi c’est quoi ce surplus d’émotions que tu m’envoie là ? Et pourquoi il y a de l’amour ?

-Pendant qu’on parle d’amour t’as l’intention de lui dire un jour ? Demanda Ro coupant Keefe dans son élan.

Quant à moi je rougis légèrement et suis perdue par les paroles de Ro. De quoi parle-t-elle ? Keefe serait-il amoureux ? Je sens mon cœur se serrer à cette idée.

-Bon, étant donné que Bellecoiffe n’a pas l’air décider je vais le faire, déclara Ro.

-NON ! Je le fais ok, mais tu peux t’en aller ?

-Très bien, mais je veux tout dans les détails, croustillant si possible, répondit Ro avant de quitter la pièce.

Je regarde Ro sortir en silence et elle me fait un clin d’œil avant de sortir. Je ne sais pas si je dois être rassurée par la discussion qui va suivre, je me tourne alors vers Keefe qui rougit légèrement. Je crois rêver. Keefe rougir ? Je ne savais pas ça possible, mais je préfère ne faire aucun commentaire.

-Alors ? Qu’est-ce que tu as à me dire de privé pour que Ro soit dans l’obligation de partir ? Demandais-je curieuse.

-Bon, comment expliquer ça rapidement, facilement, alors que ça fait un an que Ro ne cesse de m’harceler pour te le dire et que j’avais refusé jusque-là ? Se demanda Keefe pour lui-même.

-Heu tu la fais rapide ? Je ne sais pas ce que tu as à me dire, mais je ne t’ai jamais vu autant inquiet, répondis-je.

-Je suis amoureux d’une fille en rapide, me dit-il.

-Qui est l’heureuse élue ?

-Une blonde aux yeux noisette.

Aux yeux noisette ? L’information prend un temps fou avant d’atteindre mon cerveau, ce qui me permet de comprendre que la fille, c’est moi. Donc, il est amoureux de moi ? Je crois bien que c’est l’un des plus beaux jours de ma vie.

-Dis-moi Foster, qu’est-ce qu’il te fait sourire ainsi ?

Je ne m’étais pas rendue compte qu’un sourire illuminait mon visage et pour toute réponse je lui offre un baiser sur la joue ce qui le fait rougir à une vitesse grandiose.

-Alors c’est moi l’amoureuse et c’est toi qui rougis ? Demandais-je moqueuse.

-Je crois que je déteins sur toi Foster, me répond-t-il.

Je m’apprête à lui répondre quand une odeur désagréable vient me chatouiller les narines. Une odeur que je ne connais que trop. L’odeur de la fumée, et il n’y pas de fumée sans feu.

-Foster, dis-moi que je ne suis pas le seul à sentir cette odeur de brûler, me dit-il.

-Malheureusement non ! Répondis-je en me levant d’un bond.

Je me précipite dehors suivit par Keefe ou je trouve une Ro plutôt détendue pour une personne se trouvant dans un incendie. Je m’assure que Keefe est bien derrière moi et nous courons dans les couloirs, mais alors que nous tournions à un angle de couloir nous nous retrouvons face à un mur de flamme, alors que nous retournons sur nos pas un autre mur de flammes nous séparant de Ro s’est créé. Nous nous collons contre les casiers et l’étau se referme doucement autour de nous. Mais c’est plus la fumée qui nous fait souffrir. Keefe tousse bruyamment et moi j’ai l’impression de me faire arracher les poumons avec le peu d’air qu’il me reste. Je commence à avoir la vision brouillée et me laisse alors glissée au sol. Keefe se met à côté de moi et passe un bras autour de mes épaules. Je commence peu à peu à sombrer dans les ténèbres, mais j’entends malgré tout Keefe dire :

-Je t’aime Sophie…

Juste avant que ma conscience ne se ferme pour de bon, je sens un vent apaisant me caresser le visage et emmener la fumée, et les flammes par la même occasion, au loin, comme un vent divin.

Je me réveille soudainement dans ma chambre, je regarde autour de moi, oui c’est bien ma chambre. Et tout ce qu’il vient de se passer n’était qu’un rêve. Keefe ne s’est pas réveillé, il ne m’a avoué ses sentiments, moi non plus d’ailleurs et l’incendie n’a pas eu lieu. Je suis triste et déçue, pourquoi faut-il que mes rêves ne se réalisent pas et mes cauchemars si ? Quelle injustice. Je me lève, m’habille rapidement, et descends ou je trouve mes parents qui, dès qu’ils me voient, me sautent littéralement dessus et me serrent dans leur bras. Je leur rends leur étreinte surprise et demande :

-Mais qu’est-ce qu’il se passe ?

-Ca fait une semaine que tu l’incendie a eu lieu et que tu ne t’es pas réveillée, me répond Edaline.

-L’incendie ? Donc ce n’était pas un rêve ?

-Non, me répond Grady en plantant son regard dans le miens.

-Ouf, tant mieux ! Répondis-je tout sourire.

-Pourquoi ? Demandèrent mes parents d’une même voix.

Oups, j’en ai trop dit, si Grady apprends que j’aime Keefe ça va chauffer, je change donc de sujet en demandant :

-Ou est Keefe ?

-Rah j’en étais sûr, sous le panacier, me répond Grady exaspéré.

Je le remercie et file rapidement sous le panacier, je vois alors Keefe qui avait l’air de m’attendre. Je me jette à son cou et lui réponds, avec une semaine de retard :

-Moi aussi je t’aime.

Je ne sais pas si je suis en plein rêve, mais je me sens enfin libre, heureuse et soulagée.



Séance de VAS-TU-ENFIN-TE-DÉCIDER-À-LUI-AVOUER-QUE-TU-L’AIMES-IMBÉCILE n°24 par Ro dans la joie et la bonne entente

- Non, non et encore non !

Keefe parcourait le douzième petit salon des Rives du Réconfort de long en large, les mains sur la tête.

- Tu le fais ou je m’en charge et je ne cache aucun détails, insista Ro.

- Je ne peux pas ! Tu as vu comme Sophie était heureuse avec Fitz, toi aussi. Tant qu’elle est contente je le suis aussi.

- Ils ont rompu, Lord Patate ! - Ca ne veut pas dire qu’elle m’aime, qu’ils soient encore ensemble ou pas, marmonna Keefe en jouant distraitement avec sa broche.

Il venait de finir sa leçon d'empathie avec son père et était allé se reposer dans une des innombrables pièces de la résidence de bord de mer. Il était loin de s’imaginer que Ro allait encore le bassiner avec ses conseils à la noix ; aussi il s’adressa malicieusement à sa garde du corps : - T’es pas la mieux placée pour me donner de l’aide là-dessus, regarde ta touchante et romantique histoire avec Bo ! ironisa le jeune garçon qui ne tenait visiblement pas à la vie, non sans faire des yeux doux et des coeurs avec ses mains.

- Tu la fermes crevette-man, parce qu’en un seul coup de poing tu te retrouves par terre. Compris ?

- Compris ! ricana Keefe.

Sophie regardait ses devoirs sans vraiment les faire, la tête ailleurs. Cela faisait plusieurs jours que le calme régnait à Havenfield et que les jours passaient avec une banalité accablante. La jeune fille aurait dû s’en réjouir, elle qui avait tutoyé la mort tant de fois, mais les vacances s’avéraient plus ennuyantes que prévues. Ses professeurs lui donnait de plus de en plus de travail et sa flemmingite aïgue ne faisait que s’aggraver, d’autant plus que ses amis croulaient également sous les exercices et n’avaient pas le temps de lui rendre visite. Biana s'exerçait à une nouvelle technique d’éclipsement dont elle refusait de dévoiler la nature à ses amis. Tam et Linh étaient en week-end chez Wylie, au grand désarroi du ténébreux qui se montrait toujours aussi protecteur envers sa soeur. Dex, quant à lui, gardait le nez dans ses gadgets, pour changer ; et les parents adoptifs de Sophie étaient occupés avec une nouvelle recrue tricératops. Mais les plus occupés restaient Fitz et Keefe, qui préparaient leur rentrée dans les niveaux délite. D’autant plus que ce premier évitait soigneusement de se retrouver seul avec Sophie depuis leur rupture et Keefe continuait ses sessions d’empathie avec Lord Cassius. Le jeune elfe blond était néanmoins la personne qui avait le plus rendu visite à Sophie depuis le début des vacances - au grand bonheur de l’adolescente, jusqu’à ce que son ami fasse une blague sur Sophitz légèrement trop agressive et que Sophie lui demande de partir. Si ses sentiments pour Fitz avaient complètement disparus et qu’elle trouvait même toute cette histoire ridicule, son amitié brisée avec son Apparenté, elle, n’était pas facile à digérer.

Ce fut donc très surprise qu’elle accueilli Keefe près du panacier de Calla. - Avant que tu dises quoi que ce soit, je voulais m’excuser. Je n’aurai jamais dû te pousser à bout de cette façon, la situation a été difficile pour nous deux et j’ai réagi comme un idiot, je suis sincèrement désolé. - Oh, tu m’as juste dit mot pour mot que “j’avais été stupide et que l’amitié Fitzphie était rompue à jamais”, avant de vanter les louanges de ta coiffure ! lui rappela Sophie en insistant sur le mot “amitié” pour montrer que toute affinité avait disparu. Keefe baissa les yeux et ouvrit la bouche pour s’excuser quand son amie lui prit la main et le regarda dans les yeux. - Bien sûr que je te pardonne. L’empathe, si ses yeux écarquillés en disaient long sur sa stupéfaction, semblait tellement heureux que sa joie fit fondre le coeur de son amie. Sa gaieté était justifiée car il ressentait toutes les émotions de Sophie, et dans celles-ci il ne décela aucune trace d’ironie ou de culpabilité -signe de mensonge-; seulement un sentiment nouveau qu’il n'avait encore jusque-là jamais vu aussi prononcée envers lui. Sophie, elle, était encore plus perdue que son ami. Pourquoi avait-elle fait ça ? Et pour quelle raison étrange se sentait-elle si bien et en même temps si gênée d’un coup ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête sans qu’elle n’essaye d’y répondre, elle avait juste envie de profiter de ce moment sans se soucier du reste. Elle se concentra sur l’endroit où leurs doigts s'entremêlaient, s’allongea contre le panacier et ferma les yeux, sentant la brise légère qui amenait le parfum de la guimolle qu’Edaline était en train de faire cuire jusqu’à eux. Keefe, lui aussi couché par terre, se mit à descendre la petite colline en se roulant dans l’herbe, entraînant Sophie avec lui. Ils restèrent alors longtemps dans la pelouse, à rire en regardant les nuages et en écoutant les oiseaux chanter. Rien ne semblait pouvoir détruire la petite bulle de paradis qui s’était formée autour d’eux. Mais c’était sans compter les Invisibles.

Lady Gisela se tenait devant eux quand ils sortirent de leur inconscient, le nez encore pollué par les odeurs du sédatif. Ils se trouvaient dans une clairière entourée d’arbres et perdue au milieu de nul part. Comment ils y étaient arrivés ? Sophie n’en avait pas la moindre idée, tout était passé si vite. - Comment oses-tu ?! Tu nous a drogués ! Quoi que tu veuilles cette fois-ci, je ne te laisserais pas faire de mal à Sophie ! hurla Keefe. - Qui a dit que je vous ferai du mal ? Je veux juste vous demander un service. Toujours à sortir les grands mots mon fils, à ce que je vois. - JE NE SUIS PAS TON FILS ! - Tu es mon fils et tu le resteras, que tu sois d’accord ou pas. Alors cesse de garder ta bouche grande ouverte comme un poisson, et écoute moi plutôt. - Si je suis un poisson tu es la maman requin, j’imagine ? - Je croyais que je n’étais pas ta mère il y a dix secondes. Tu te contredis toi même, voilà pourquoi vous ne gagnerez jamais. Mais j’en fini de jouer, je vous ai laissé une chance de vous en sortir sans souffrir et vous ne l’avez pas saisie. Au même moment, elle brandit un pistolet chargé de soporidine, dont elle s’était déjà servi pour attaquer les alicornes il y a peu. Keefe esquiva la première charge mais quand une seconde munition se dirigea vers Sophie, le jeune garçon se jeta pour l’intercepter à la place de son amie et s’écroula aussitôt sur le sol, secoué de tremblements et de convulsions. - Que lui avez-vous fait ?! hurla la télépathe à Lady Gisela. - J’avoue que je lui est donnée une portion un peu plus importante que ce que j’aurais voulu, mais normalement il peut encore penser et parler… pour l’instant, ajouta-t-elle avec délice. - Sophie, je…kof, je t’aime. Kof… je t’aime plus que tout, et je suis désolé que je doive te le dire devant ma chère maman le requin, mais jamais je ne me pardonnerais de ne pas te l’avoir dit si c’était la dernière fois qu’on se voit. C’est mignon...kof kof… les requins, mais j’espère que tu n’auras plus jamais à croiser la route de celui-ci, avoua Keefe, en pointant sa mère du doigt avec force contorsions et frissons. Non ne pleure pas, ce n’était pas du tout mon intention. Ne pas pleurer… Voilà qui s’avérait plus facile à dire qu’à faire. Sophie, au contraire, répandait toutes les larmes de son corps sur le sol, arrivant à peine à former des mots. - Oh ! Tout de suite les aveux larmoyants ! lança Lady Gisela. J’ai dans ma poche l’antidote et je n’attend qu’un tout petit service en échange. - Qu’est-ce-que vous voulez ? la pressa Sophie entre deux sanglots. - Un renseignement : nous avons entendu parler de votre nouveau pouvoir et nous sommes assez curieux d’en savoir un peu plus dessus. - Ne...kof...lui...dis...kof...pas, Foster ! parvint à articuler Keefe malgré le poison qui se répandait vite dans ses poumons.

Peine perdue : la jeune fille était prête à tout pour sauver son ami. - Vous n’êtes pas au courant ? Vous avez pourtant sondé Tam… Peu importe. Il s’agit du pouvoir d’optimisation. Maintenant le remède ! ordona Sophie en criant. Lady Gisela lui lança la fiole, que l’adolescente s’empressa de donner à son ami. La mère de ce dernier ne s'assura même pas que le remède fonctionnait avant de brandir son éclaireur et de disparaître. Sophie, quant à elle, sortit son cristal-de-maison et les ramena tous deux à Havenfield.


Un peu plus tard, une fois les deux adolescents bien remis et tout le monde rassuré, Keefe entraîna Sophie près de l’enclos des alicornes. De là-bas, on voyait l’étendu de la propriété et le coucher de soleil qui commençait à pointer le bout de son nez rendait le spectacle… romantique. Sophie avait les mains moites et son coeur tambourinait fort dans sa poitrine. Malgré tout elle se sentait bien. - Eh ben, il s’est passé beaucoup de choses aujourd’hui ! susurra Keefe. - Tu l’as dit ! - Je suis désolé pour tout à l’heure. Mais tout est vrai, je t’aime Sophie. Le coeur de l’adolescente n’en finissait pas avec les loopings. Evidemment qu’elle l’aimait aussi, alors pourquoi tout était si… compliqué ? Tous ses doutes s'envolèrent cependant quand le jeune garçon approcha son visage du sien et qu’elle lui rendit son baiser. Alors, même les cris furieux de Grady et les regards attendris d’Edaline perdirent leur importance. Plus rien ne comptait à part le chant des oiseaux et “nous” songea Sophie.

Par une belle journée d’automne Keefe rendu visite à Sophie.

-Salut. dit-il.

-Salut. dit Sophie. Bon crache le morceau ça se voit qu’il y a quelque chose.

-Bon ok ! dit-il.

Il prit quelques inspirations. Avant de se jeter à l’eau :

-Donc. Heu…comment dire ? Je suis amoureux de toi depuis que je t’ai rencontré et j’ai appris à te connaître mes sentiments sont devenu de plus en plus fort j’ai essayé d’ignorer pendant un temps depuis que tu sors avec Fitz je ne peux plus les ignorer. C’est comme un bateau qui a coulé qui remonte à la surface. Tu m’as compris ?

-Oui ! Ou à peu près. Je n’ai pas compris ton délire avec le bateau mais sinon oui ! Et sinon moi aussi je suis amoureuse de toi depuis que ta mère ta mis dans le coma.

-Haha ! Alors tu n’en as pas conscience ! Tu es amoureuse de moi depuis. Hum… as peu près deux ans !

-Quoi ?

-Oui ! As ton avis pourquoi j’ai gardé espoir ? demanda Keefe.

-Heu…je n’en sais rien ! dit-elle.

-C’est bien ce que je pensais ! dit-il.

-Hé ! protesta-t-elle.

-Calme toi je te taquine ! dit Keefe.

-Ok. dit-elle d’un ton boudeur.

Sophie se leva du Panacier de Calla. Et se rapprocha de Keefe. Keefe prit les mains de Sophie et l’embrassa sans qu’il voit que papa poule les observait. Il se racla la gorge pour signaler sa présence. Sophie eu à peine le temps de dire :

-On ne fait rien !

-Tu crois que je vais te croire ? demanda-t-il.

-Non. dit-elle.

-Bien donc maintenant nous allons parler tous les trois.

-Okay ! dit Sophie d’une voix pleine de doute.

-Mais non rassure toi Sophie. dit-il sans quitté Keefe du regard ce qui fit augmenté la peur de la jeune fille.

Grady hypnotisa Keefe pour qui se pince la main le plus fort possible Keefe qui criait de douleur tomba par terre.

-Papa arrête ! criait Sophie.

Edaline arriva à ce moment pour arrêter Grady. Elle dit à son mari de se calmer qu’il n’arriverait pas là même chose qu’à Jolie.

-Jolie ? C’est pour ça que tu es papa poule pas ce que tu as peur qu’il m’arrive la même chose qu’à Jolie. réagit Sophie au nom de la fille de Grady et Edaline.

-Oui fillette. dit-il.

-Donc c’est pour ça. Mais pourquoi tu as peur de ceci ? Je veux dire que Keefe n’est pas pyrokinisiste ! dit-elle. N’est-ce pas ? demanda-t-elle à Keefe.

-Non moi je suis empathe et instillateur. dit-il à Grady. -Ha bon instillateur ! Depuis quand ? dit Sophie.

-Oui. Je pensais te l’avoir dit pourtant. dit-il en jouant avec sa cape.

-Tu sais que ça se voit que tu ne l’as pas dit. dit-elle.

-Autant que ça ? demanda-t-il.

-Non mes tes émotions oui ! dit-elle.

-Tu es empathe ? s’étonna-t-il. Toi aussi tu me caches des choses !

-Non il sait manifester hier soir ! protesta-t-elle.

-Calme toi ! dit-il.

-Okay ! Mais non je ne calmerais pas ! dit-elle.

-Si fillette tu vas te calmer. dit Grady.

-Pourquoi ? demanda Sophie.

-Pas ce que je suis ton père. répondit Grady.

-Stop! cria Edaline.

-Oui ? dirent-ils d’une même voix ils avaient tous oublier qu’elle était là.

-Avouer vous avez oublié que j’étais là. dit-elle.

-Oui. dirent-ils toujours ensemble.

-Bon je m’en doutais aussi ! dit-elle. Et quel spectacle de vous voir dire tout en même temps ! Haha

-C’est vrai ? demandèrent-ils toujours d’une même voie.

-Haha !

-C’est bon maman ! cria-t-elle.

-C’est bon Eda! cria en même temps Grady.

-C’est bon Edaline ! cria en même temps Keefe.

-Okay ! dit-elle. Calmez-vous !

-Oky ! dit Sophie.

-Non ! dirent Keefe et Grady.

-Donc maintenant papa poule et notre tourteau ! Comme c’est mimi ! dit Edaline.

Sophie et Keefe devinrent rouge pivoine. Et que Grady essayait de l’hypnotiser mais il se retrouva couver de crottin d’alicorne.

-Tu n’y arriveras pas Grad j’ai mis une pince spéciale. Grad était le surnom que donnait Edaline à Grady et sur ces mots elle se retourna pour montrer sa pince et Grady se retrouva avec plus de crottin d’alicorne.

-Je vais me doucher et je reviens. répondit Grady d’un ton boudeur et le petit groupe rigola. Bon à toute. Et on va avoir une petite conversation tous les trois. dit-il à notre couple.

-Oui papa. Répondit Sophie d’une voix pleine d’incertitude.

-Heu vous aller devoir faire gaffe vous deux et vous faire tout petit.

-Bien sûr. dit Sophie avant qu’Edaline parte.

Keefe s’approcha de Sophie et l’embrassa elle lui rendit. Il dut sentir qu’elle était très stressée car il dit :

-T’en fait pas ça ne va pas être si terrible.

-Peut-être. dit-elle.

Arriver à l’intérieure Grady les attendais.

-Très bien donc de un vous allez m’expliquer ce que vous faites ! commença Grady.

-C’est facile il ma déclarer sa flamme et moi aussi je l’aime point final ! dit Sophie.

-Non mais c’est une blague ! cria Grady qu’Edaline arriva pour voir s’il allait bien.

-Oui ça va Eda. dit Grady. Juste que Sophie et Keefe…

-Non maintenant c’est Sokeefe. dit Keefe.

-Non ! Sophie et Keefe !

-CALMER VOUS ! hurla Sophie et Edaline en même temps.

Mais c’était trop tard Grady avait hypnotiser Keefe. Mais Edaline et Sophie mirent du crottin d’alicorne sur Grady et Keefe.

-Mais pourquoi ?

-Vous avez à vous tenir bien et on ne l’aurait pas fait ! dirent mère et fille.

-Ok c’est notre faute mais pourquoi de la famille Paillette ? demanda Keefe.

-Heu…je ne sais pas ! dit Sophie.

-Et toi Eda ?

-Idem.

-Non mais j’y crois pas elles le font sans savoir pourquoi ! dit Grady.

-Je sais ! Pas ce que c’était le seul truc qui me passait par la tête ! dit Sophie.

-Oui et alors pourquoi sur moi ? demanda Keefe.

-Hum… fit Sophie en faisant semblant de réfléchir. Pas ce que.

-Non ce n’est pas une réponse pas ce que.

-Si c’est une réponse ! dit Sophie.

-L’un ou l’autre ça va finir par la première dispute du couple Sokeefe et en plus le premier jour sa serais ballot ! dit Edaline.

-Non ça serais génial ! dit son époux. Juste pour embêté Grady Sophie et Keefe s’embrassèrent !

-Mais vous allez finir ! cria se dernier.

-Non ! dirent notre nouveau couple pendant qu’Edaline était en train de rire mais elle essayait de le cacher derrière une toue polie.

-Non mais ce n’est pas vraie ! dit Grady avant d’aller s’occuper de Verdi qui commençait à aimer son menu végétarien depuis environs une semaine ce qui était une bonne nouvelle en soit mais Sophie pensait plutôt que c’était pour arrêter de les voir tous les deux.

-Tu sais que tu vas rendre ton père fous Sophie ? demanda sa mère.

-Oui. répondit sa fille.

-Je vais voir comment il va en attendant ne faite pas trop de bêtise en mon absence. dit-elle avant d’aller voir son mari dans l’enclos de Verdi.

-Tu viens Keefe ? demanda Sophie en montant dans sa chambre.

-Oui. dit-il juste derrière Sophie.

Dans la chambre de Sophie qui avait bien changé elle était décorée de partout et de beaucoup de dessin de Keefe.

-Dis donc depuis quand ta des photos de moi dans ta chambre ? demanda Keefe.

Sophie sentit ses joues lui brûlée.

-Heu… commença-t-elle.

-Non ne t’inquiète pas Lord Joli Cœur en a aussi de toi. lança Ro.

-Depuis quand ? demanda Sophie en retour.

-Depuis quelque mois !

-Merci Ro. Tu vois Lord Bellecoiffe toi aussi tu en as ! dit Lady Sophie.

-Vous voulez bien arrêté oui tu es inclus dans le lots Lady Fos-Boss même avec ce que tu as fait au Invisible. dit-il.

Sophie, Keefe, Fitz, le Cygne Noir, le Conseil et la Brigade Intrépide avait vaincu les Invisibles même s’il faut avouez que le Conseil se sont plutôt les Emissaires et Régents qui on aider mais il y a Bronte et Oralie qui on aider pour les vaincre les Invisibles. Sophie alla embrasser Keefe lui rendit jusqu’à Ro ouvre son bec : -Bon ces bon maintenant ! On n’a pas besoin de voir le couple Sokeefe se faire des bisous. dit-elle avant de se retrouver avec du crottin d’alicorne. Et encore des paillettes à Pailletteville super.

-Oui sa rend la vie belle et plus beau. dit Sophie. Mais pas avec du crottin.

-Non ce n’est pas vraie ? dit Ro ironique. -Bon c’est qu’on s’ennuie avec toi mais tu ne peux pas faire ton boulot donc garde du corps et aller surveiller à la porte de notre Lady Fos-Bos. dit-il avant de se prendre un coup de pied dans le tibia de Sophie pour l’avoir appeler Lady Fos-Bos. Aie ça fait mal Sophie !

-Et ? demanda-t-elle.

-Ça fait mal. répéta-t-il.

Et ils éclatèrent de rire avant de s’embrasser.

Fin

Je regarde l’heure une dernière fois. Il ne devrait pas tarder… Mais j’attends. Le temps passe si lentement… Et je me pose tellement de questions. Quand va-t-il arriver ? Va-t-il venir ? J’attends ce moment depuis longtemps, mais… Aurais-je le courage d’avouer ? De lui dire ce que je pense vraiment ? Ce que j’éprouve pour lui ?

Non. Ce n’est pas tout ça qui m’inquiète le plus, je le sais bien. J’essaie de ne pas y penser, mais j’ai peur. Peur de voir comment il va régir. Va-t-il me rejeter ? Dans ma tête, je me passe en boucle mon discours. Tout ce que j’ai à lui dire est dedans. Je ne peux pas me tromper, je le connais par cœur. Non, je ne peux pas me tromper, et je veux m’en convaincre. C’est si dur…

A ce moment-là, je le vois. Il marche vers moi. Il est magnifique, comme toujours. Ses yeux clairs contrastent avec sa peau plus sombre, et ses lèvres pulpeuses sont parfaitement dessinées, et son corps est très beau aussi, et ses vêtements lui vont si bien… Et… même son nez… Ses oreilles… Ses sourcils… Tout est beau chez lui, toujours.

Un flot de chaleur m’envahit lorsque nos regards se croisèrent. Mon cœur bat la chamade. Je me demande comment il me trouve aujourd’hui. Belle ? Ou bien, il n’y pense même pas. Non. Je me suis fait des tresses aujourd’hui, il aime quand je me fais des tresses. Oui, il me l’a dit. Comme si c’était un signe…

- Salut, me dit-il. Comment tu vas ? Hmm, tu… En tout cas, tu as bonne mine. Tu es très belle.

Je me sens rougir. Je tourne la tête pour tenter de le lui cacher… En face, les vagues de l’océan à la lisière de Choralmere m’apaisent. Je les sens en moi, je les sens mais je ne retourne pas la tête vers lui. Je n’y arrive pas. J’ai trop peur.

- Tu voulais m’annoncer quelque chose d’important. Qu’est-ce qu’il se passe ?

Il me parait inquiet… J’ose enfin réaffronter son regard, mais je ne respire plus. Calme-toi, pensais-je, c’est lui. Au bout de quelques secondes, je fini par prendre une longue inspiration, et je lâche mes premières paroles :

- Asseyons-nous, d’accord ?

Je caresse la pelouse humide sur laquelle nous sommes assis. Tu peux y arriver. Tu peux le faire, Linh. Tu veux le faire.

- Je… Je veux… Tu…

Ma voix tremble… Je ferme les yeux. Il pose ses mains sur mes épaules. Je sens la chaleur de son corps tout proche de moi, et je me sens mieux. Plus calme, plus aimée, plus moi, car je sens la chaleur de Wylie Endal. Celui qui me fait sourire. Celui qui me comprend. Celui qui me soutient. Celui que j’aime. Et celui qui m’aime. Wylie m’aime, oui. Peut-être pas comme je le souhaiterais, mais il tient à moi. Je sais au moins ça. Et aujourd’hui, il est temps de comprendre ce que Wylie pense de moi. Il est temps de lui montrer que moi, je veux encore plus que ce qu’on a déjà.

J’oublie mon long discours surjoué, et je prononce ces simples mots qui me vienne à la tête.

- Tu me plais, Wylie.

J’ouvre les yeux, et je souris. Je me sens enfin légère, enfin libérée de ce poids. Je me sens enfin moi-même, malgré mes peurs du rejet qui persistent toujours. Au moins, je l’ai dit.

- Tu me plais, je répète, et je veux sortir avec toi.

Ça me fait tellement de bien. Je voudrais le répéter encore et encore, jusqu’à ce que cela devienne naturel. Cette phrase me parait si logique, si évidente.

- Tu me plais vraiment, je chuchote. C’est la première fois que je ressent ça pour quelqu’un, c’est la première fois que j’éprouve quelque chose d’aussi fort pour quelqu’un. Wylie… Tu me plais.


~ Wylie ~

Je ne m’attendais pas à une telle révélation. « Tu me plais », ces trois mots à eux tous seuls m’ont entièrement déboussolé. Ils tournent en boucle dans ma tête, jusqu’à qu’ils atteignent mon cœur et que je comprenne que ce n’est pas une blague. « Tu me plais. » sont les mots qu’a prononcé Linh. Elle le pense réellement.

Mais moi aussi, je le pense. Il faut qu’elle le sache, je ne peux pas rester comme ça sans rien faire. Alors je m’approche d’elle, tout doucement. Je fixe ses yeux bleu argenté, si intenses et si beaux. Si vrais. Je me rapproche encore, et je ferme les yeux. Nos lèvres se touchent. Les siennes sont humides et très douces. Pendant ce baiser, je ne pense qu’à elle. A Linh, la personne que j’apprécie le plus en ce monde. La plus belle personne que je n’ai jamais rencontré, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Au bout d’un moment, je m’écarte légèrement de Linh, pour l’observer. Elle est si parfaite… Je pose ma main sur sa joue, et c’est comme une décharge électrique me traverse. Elle sourit, et elle ouvre ses yeux à son tour.

- Linh, tu me plais. Tu es une personne extraordinaire que je ne me permettrais jamais de perdre. En fait, je t’aime, d’accord ? Et je veux également sortir avec toi.

Soudain, elle me prend dans ses bras. Après un très court hésitement, je renferme mes bras sur elle et pose ma tête sur la sienne. Nous restons dans cette position longtemps, jusqu’à que Linh s’écarte doucement de moi. Et à ma grande surprise… Je vois des larmes rouler silencieusement sur ses joues.

- Tu vas bien ?

Linh hoche la tête, mais elle baisse les yeux. Je ne comprends plus rien. Qu’est ce-qu’il se passe ? J’ai fait quelque chose qu’il ne fallait pas ? De gros doutes m’assaillent.

- Alors, qu’est ce qui ne vas pas ? Tu pleures, Linh. Dis-moi. Tu peux tout me dire, tu le sais, n’est-ce pas ?

- Oui… C’est juste que…Tu vois, j’avais peur. En fait, j’étais effrayée.

Sa voix tremble encore… Je fronce les sourcils, de plus en plus inquiet. Ma gorge se serre. Mais qu’est ce que j’ai encore fait ?

- Effrayée ? Mais par quoi ?


~ Linh ~

Je respire un bon coup, et Wylie essuie tendrement une nouvelle larme qui coule sur ma joue. Je l’aime aussi pour sa douceur… Pourtant, il a l’air vraiment mal.

- Je ne savais pas comment tu allais réagir à mes aveux, j’explique d’une voix toute aigue. En fait, je pensais que tu allais me rejeter, que tu ne voudrais pas de moi…

J’éclate vraiment en sanglot. Les épaules de Wylie se détendent, et il me reprend dans ses bras en me caressant le dos. Il a l’air vraiment soulagé… J’ai dû lui faire peur. Quelle idiote. Qu’est ce qui t’as pris de pleurer comme ça aussi, tout d’un coup ?

- Je suis désolée ! Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive. Je suis désolée d’avoir réagi comme ça. Excuse-moi, Wylie, je… Je ne voulais pas…

- Eh, Linh. Regarde-moi.

Wylie me remonte le visage. Il me sourit gentiment.

- Tu n’as pas à t’excuser. Ça a été difficile pour toi de te confier comme ça, je te comprends. Tu ne peux pas savoir le nombre de fois que j’ai voulu te dire moi aussi, combien je t’aimais ! Mais à chaque fois, je me trouvais une excuse, car j’étais trop lâche. Contrairement à toi, Linh. Tu as été très courageuse, et c’est normal que tu réagisses ainsi. C’est juste le surplus d’émotion, et tu n’y peux rien.

- Merci. Tu sais toujours trouver les bons mots.

Aussitôt, je me mets à rire, même que mes larmes continuent de couler sur mes joues, et Wylie me rejoint dans ma jubilation soudaine et déroutante. C’est si bon de rire avec lui.

Au bout de peut-être une minute, il annonce pourtant :

- Je t’aime, d’accord ? Je veux que tu t’en rappelles toujours. Tu peux avoir confiance en moi. Je t’aime, Linh.

- Je t’aime aussi, je dis en revenant au sérieux. Et je te fais confiance. Ça a toujours été le cas.


~ Wylie ~

Les pleurs de Linh ont fini par se calmer.

- Alors, on forme un couple maintenant ? je lui demande.

- Je pense qu’on peut dire que oui !

Elle a l’air aussi heureuse que moi de cette nouvelle. Maintenant, Linh et moi sommes un couple. Ce n’est plus un rêve, mais la réalité.

Alors que nous nous observons avec chacun un sourire niais au visage, le regard de Linh commence à changer. Je reconnais ce regard : c’est celui qu’elle a à chaque fois qu’elle tient quelque chose pour m’embêter.

- Hum… Tu as quelque chose à me dire, n’est-ce pas ?

- En effet, mon très cher nouveau petit copain !

Elle passa ses mains derrière mon cou, secoua ses jolies tresses, et me lança son regard irrésistible de fille belle mais innocente.

- Puisque… C’est moi qui t’ai avoué mes sentiments la première, dit-elle lentement. Je pense que le plus juste serait que ce soit toi qui annonces à nos familles, et nos amis, que nous sommes un couple.

J’ai écarquillé mes yeux.

- Que… Quoi ? Oh… Eh bien, je suppose que je n’ai pas le choix.

- Merci. Allez, c’est parti !

- Quoi… Maintenant ?

Linh éclate de rire. J’aime tellement son rire. Je ris à mon tour, et je me dis que je n’aurais pas pu espérer avoir une meilleure copine que Linh.

Evidemment. Car c’est celle que j’aime. Celle qui me plait.


-Et imagine si Foster ne vient pas ! m’inquietai-je

-Keefe, elle viendra, m'assura Biana

-Jure le sur le pyjama d'Elwin ! m'exclamai-je du tac-au-tac

-Je...Que.....Qu'est-ce que Elwin vient faire dans tes histoires de coeur ?

-Je sais pas, c'est la première personne qui m'est passer par la tête, lui repondis-je

-Elwin désolée, murmura Biana. Je le jure sur le pyjama à Elwin, dit-elle en levant les mains au ciel

-Maintenant, il ne reste plus qu'à espérer que Elwin ne s'achète pas d'autre pyjama, grognai-je. Mais dis moi Biana, j'espère que tu n'as rien dis au petit génie !

-Si je lui aurait dit quoique se soit, il serait déjà venu illico presto

-Oh oh, mais se n'est pas le petit télépathe qui me fait peur, répondis-je

-Tu crois que empathe c'est mieux ? me répondit Biana avec une touche d'ironie bien rare venant d'elle

-Il n'y a qu'à voir ma musculature de rêve, lui répondis-je en commençant à soulever mon t-shirt

-STOP ! s'écria Biana en se cachant les yeux avec ses mains

-Rooooooh c'est bon je rigole, répondis-je en rabaissant mon t-shirt


Doucement, Biana enleva ses mains de devant ses yeux


-Tu veux que je t'aide à faire quoi ? me demanda celle-ci

-À m'aider a compter mes chaussetes, lui répondis-je pour rire

-Keefe, je ne rigole pas, dit-elle sérieusement

-Je sais, je sais

-Alors ?

-J'aimerai que tu me dise comment séduire Sophie

-Tu sais qu'elle aime Fitz au moins


C'était une des choses qui me faisait mal....Savoir que Sophie n'avait d'yeux que pour Fitz....Le petit génie. Je ne comprend pas ce qu'il a de plus que moi qui le rend si spécial...Enfin, il de beau yeux, une belle famille (sauf Alvar), il est aimé. Oui, bon, beaucoup de chose, mais sa ne le rend pas aussi spécial que ça non ?


-Je sais qu'elle l'aime, mais j'aimerai que sa fasse BOUM dans leur relation ! m'exclamai-je en mimant une sorte d'explosion

-Au lieu d'essayer de mettre le feu quelque part, tu ferais mieux d'être heureux pour Sophie, parce qu'elle a reçu sa lettre des entremetteurs

-QUOI !? hurlai-je

-Oui, sa fait longtemps tu sais ?

-Non, justement, je ne le savait pas....

-Bon, écoute, elle avait vraiment l'air stressée

-J'espère que tout va bien pour elle....

-Je ne sais pas, je ne l'ai pas vue depuis, et je vais y aller Keefe, en espérant que ton rendez-vous avec Sophie se déroule bien, me souhaita Biana

-D'accord, et merci aussi, lui répondis-je avec un de mes nombreux sourire forcé


Biana sortit de ma chambre, mais elle revient aussitôt pour me demander où était la sortie. Je l’accompagnai jusqu'à la sortie. Après que celle-ci eu sauté pour Everglen, je m'assis par terre pour réfléchir, mais une seule pensée me vint : Sophie. Cette fille aux beaux yeux noisette qui est arrivée dans ma vie comme un soleil, rien auparavant ne m'avait fait ça. La voir me réchauffai le cœur, quand je pose mes yeux sur elle, rien d'autre ne peux captiver mon regards, et puis, il y a Fitz... Le nuage qui m'empêche de voir mon soleil, ma consolation, mon adoration, en deux mots : Mon amour.

Puis, je vis entrer Grady dans mon champ de vision, il était a seulement quelques mètres de moi, pourtant ses émotions était aussi noir que les mienne en pensant a Foster et Fitzou


-Bonjour beau-papa, lui dis-je pour détendre l'atmosphère

-Ne m'appelle pas comme ça, grogna celui-ci tel un ours très en colère. Ets-ce toi qui a mis ma fille dans cet état ?! me hurla-t-il au visage

-Quel état ?

-Ne fais pas l'innocent, Fitz m'a raconté ce que tu as fait a Sophie

-DE QUOI ?! m'époumonai-je

-Tu as dis a Sophie que ce n'était qu'un monstre défaillant ! À l'avenir, ne t'approche plus d'elle, je ne t'ai jamais vraiment aimé, mais là, c'est trop !

-Je n'ai rien fait ! m'écriai-je en toute honnêteté


Il me jeta un dernier regards qui signifait beaucoup de chose, puis il partit de la même manière dont il était venu


-Qu'est-ce que j'ai encore fait, murmurai-je en me passant la main dans les cheveux


Une petite voie dans ma tête me disait que Fitz y était pour quelque chose, mais peut-être aussi que c'est ma mauvaise foie, mais sinon, qu'aurais-je fais pour rendre Grady si en colère, lui qui d'habitude est une personnes assez calme.


-Je dois aller la voir... me dis-je pour moi même


Après ses paroles, je sautai pour Havenfield, mais au lieu de me retrouver devant une maison joyeuse comme je la connaissait, le temps c'était rafraichit et le ciel était gris


-Foster ne nous aurai pas dégotée un nouveau talents ?

-Il faut croire que tu y es pour quelque chose, me répondit une voie que je ne connaissais que trop bien

-Qu'est-ce que tu veux Fitz ? lui demandai-je en me tournant pour me retrouver nez-à-nez avec lui

-Oh, juste que tu laisses Sophie tranquille, me dit celui-ci en remuant une lettre qui ressemblait étrangement à la mienne

-Qu'est-ce que tu fais avec ma lettre ?

-Tu veux dire cette horreur ? demanda-t-il en la déchirant


Je le regardais faire, je ne ressentais plus rien, peut-être a cause de la pluie qui s'était mise a tombé... Je ne sais pas...C'était ma lettre... Celle que Sophie devait lire, pour elle, pas pour Fitz, alors comment la-t-il trouvé ?


-Je croyais que tu étais mon ami ! m'exclamai-je

-Moi ? Avec toi ? Tu rêves mon petit, jamais je ne pourrai être ami avec une chose comme toi, me dit-il avec dédain

-JE NE SUIS PAS UNE CHOSE !!! hurlai-je

-Va parler de ça avec ta mère, on verra ce qu'elle en pense


Je ne voulais pas parler de ma mère


-Pourquoi tu impliques ma mère dans cette histoire ?

-Tu sais, Keefe, il y a deux types de personnes, celle qui brille et qui son aimé de tout le monde, et celle qui sont prédestiné à rester dans mon ombre, je pense que tu as deviné dans quel catégorie je suis, et dans laquelle tu es

-Tu n'es qu'une vipère ! lui dis-je en le pointant du doigt

-En es-tu sûr ? Sais-tu que c'est "ta lettre" qui fait en ce moment pleurer Sophie ?

-Qu'est-ce que tu es aller lui raconter ?

-Demande toi plutôt : Qu'est-ce qu'elle a lu ?


Je n'avais pas compris au début pourquoi Fitz avait ma lettre, maintenant tout s'éclaircie : Il a rédigé une autre lettre qu'il a inversé avec la mienne, et c'est celle de Fitz qui est parvenue a Sophie


-Tu n'as pas fait ça quand même....? murmurai-je horrifié

-Et pourquoi pas ? me demanda celui-ci

-Qu'est-ce que tu lui as dis.....

-Tu n'as qu'a voir par toi même, juste après que Sophie a lue cette lettre, elle est aller dans sa chambre, je suis rentré dans leurs maisons, j'ai expliqué a Grady ce que" tu avais écrit" et je suis aller voir Sophie, me, répondit celui-ci en me tendant une lettre, elle m'a donner ça et m'a dit mots pour mots "Je ne veux plus jamais lui parler"


Je pris la lettre de ses mains, et lus la lettre, elle disait cela :


"Chers Sophie,

Je ne veux plus rester avec toi, tu n'es qu'un monstre ! Ne t'approche plus de moi, je suis sûr que tu es vicieuse. Tu embobines les gens avec tes belles paroles, et après, tu les laisses tomber ! Je ne veux plus que tu m'approche, ni me regarde, tu n'es qu'une expérience qui a échouée ! Tu n'es qu'une machine sans cœur ! Tu ne penses jamais aux autres, juste à la gloire.

Keefe"


Je ne pouvais plus parler, cette lettre....C'était une horreur....Pleine de mots qui crache du venin droit dans le cœur, je comprend que Sophie ai dis qu'elle ne voulait plus me parler


-SOPHIE ! hurlai-je a m'en faire mal au cordes vocales

-Chut Keefe, me murmura Fitz dans l'oreille et en plaquant sa main sur ma bouche


Je tentis de parler, mais il avait très bien plaquée sa main sur ma bouche


-Aux grands maux, les grands remèdes, tentai-je de dire


Et je lui mordis la main. Sur la douleur, il la retira. Je profitai de ce moment pour aller directement dans la maison à Foster


-SOPHIE ! hurlai-je encore une fois, j'avais très mal à la gorge, mais peu importe


J'entendis Fitz me talonner de près, je montis les escaliers. Et quand je fus devant la porte, je vis Grady, Edaline et Sandor me barrait la route


-Je vous en pris, laissez moi parler a Sophie les suppliai-je en sentant les larmes qui coulait sur mon visage


Puis, la fameuse porte s'ouvrit, et je vis Sophie malgré le barrage de ses "protecteurs"


-Sophie..., murmurai-je

-Papa, dit-elle a Grady de sa voix divine, laisse Keefe tranquille, j'ai entendue beaucoup de choses depuis ma fenêtre, et je pense que....Tu devrais lui laisser une chance


Je ne compris le sens de ses mots, mais je crois que c'est quelque chose de bien, j'avais le regard rivé sur elle


-COMMENT ÇA, TU NE TE SOUVIENS PAS CE QU'IL T'AS ÉCRIT SUR LA LETTRE !? hurla Fitz

-Comme je le répète, j'ai entendue beaucoup de chose depuis ma fenêtre, comme l'histoire de cette lettre, lui répondit-elle froidement, on aurait dit une déesse dans sa tunique blanche, et ses yeux marrons dorés tellement envoutant


Elle s'avança vers moi, se mit sur la pointe des pieds et posit un doigt sur ma bouche


-Ne dis rien... me dit cette fille si lumineuse


Et elle posa ses lèvres contre les miennes, devant un Fitz qui fulminait, Edaline qui souriait, Grady qui marmonnait quelque chose par rapport au garçon avec Sandor


Comme on le dit, après la pluie, le soleil



Cela faisait déjà un bon quart d’heure que Biana attendait le reste de la Brigade Intrépide, composé maintenant de Sophie, Dex, Willy, Stina, Keefe, Fitz et elle. Il s’était donné rendez-vous dans l’ancienne maison de Sophie à San Diego. Les Invisible se manifestaient de plus en plus souvent dans les Citées Interdites. Alors ils ont établie un quartier général à cause des évènements récents. Ils l’avaient tellement réaménagé que sa meilleur amie avait à peine reconnut son ancienne maison. Un luminateur avait été installé dans l’ancienne chambre des parents de sa meilleurs amies avec des destinations tellement variée qu’elle ne connait qu’une infime partit des destinations. Une bibliothèque dans l’ancienne chambre de Sophie, un salon et deux salles de bain décoré et réaménagé avec soin par Della, une sorte de dressing avec des vêtements humains en cas d’intervention et des obscurateurs dans la chambre d’Amy, et une salle d’observation avec une carte identique à celle que possède M.Forkle dans l’ancienne cuisine. La brigade était très contente du résultat final même si Sophie s’adaptait encore à ce changement radical de son ancien foyer. Biana s’était lever tôt ce matin car, pour une raison qui lui échappait. Mais, depuis quelques temps, elle ne savait pas comment se préparer ! Elle ne savait ni quoi mettre comme vêtements et bijoux, ni quoi faire comme coiffure, ni quel maquillage elle allait se faire… Alors qu’avant son choix était presque instinctif ! Aujourd’hui, elle avait passé près d’une demi-heure avant de réussir à trouver une tenue qui lui convenait. Elle avait jeté son dévolu sur une tunique longue bleu-vert avec des manches, très cintré et brodé de fil bleu foncé sur les bords, une grosse ceinture noir incrusté de minuscule opales, un leggins noir et des bottes argentées qui lui allait jusqu’aux genoux. Elle avait reproduit la tresse que Keefe avait dessiné sur les tableau de sa meilleurs amie qu’il lui avait offert où elle incrusta en prime des opales dans les croisements de sa coiffure. Et se maquilla comme le jour où ils avaient fait l’annonce officiel de la Brigade Intrépide. Dex avait particulièrement apprécié cette mise en beauté qu’elle avait profité du moment où Sophie, leur cheffe, était arrivée, plus resplendissante que jamais, pour se détourner et cacher ses joues rouges et son sourire béat. Dex arriva dans le salon dans un scintillement et elle se releva brusquement.


- Salut, lança gaiement son ami.


- Salut Dex, répondit-elle avec un couinement.


Biana soupira intérieurement. Elle commençait à devenir comme Sophie face à Keefe !


- On ne sera que tout les deux, l’avertit son ami, Les autres ont du partir en mission express donc Sophie et Keefe nous rejoindront plus tard.


- Super, s’exclama Biana avant de se reprendre face à la réaction de Dex, Je veut dire… Je suis content que Sophie se familiarise bien avec son rôle…


- Oui, répondit Dex étonné, Bon allons-y.


Ils allèrent dans le dressing où Biana fit un effort pour choisir ses vêtements rapidement cette fois ! Elle mit un jean bleu moulant à taille haute et débardeur gris. Son ami lui avait choisit un jean large et un t-shirt bleu nuit simple. Ils se dirigèrent ensuite vers le luminateur à la pièce d’à côté.


- Où on-t-ils été aperçut cette fois, demanda Biana.


- A New-York, dit-il en regardant un papier qu’il avait sortit de sa poche.


Il appela le cristal correspondant et ils entrèrent main dans la main dans le rayon lumineux pour se rematérialiser dans une sorte de forêt avant de s’apercevoir qu’ils étaient dans un parc. Une enseigne annonçait Central Parc à l’entrée, de ce qu’avait traduit Biana. Ils marchèrent vers la sortit mais quand ils passèrent devant un groupe de jeunes hommes qui dévorèrent Biana du regard, elle s’agrippa à la main de Dex qui ne dit rien mais l’éclair rose qui frappa ses joue en dit long sur ses sentiments vis-à-vis de son geste. Biana cru même voir un sourire danser sur ses lèvres. Elle ne fit aucun commentaire car des papillons dansait dans son ventre et lui coupait la parole, mais pas encore le souffle heureusement ! Ils marchèrent avec leurs mains entrelacées et Biana en profita pour observer de plus près le jeune homme. Il avait refaite la coiffure qu’elle lui avait faite lors d’une sorte de soirée pyjamas sensé les maintenir à l’écart du danger que courait Havenfield quelques mois plus tôt. Cette coupe le rendait plus mature et plus craquant. Elle rougit quand cette pensée la traversa soudainement. Et plus encore lorsque son amie la remarqua.


-Tu me mate, ricana son ami.


-Non pas du tout, se défendis Biana en s’exclamant un peu trop vite.


Elle se gifla mentalement et Dex rigola avant de retrouver son sérieux et s’approcha de la jeune fille pour la regarder droit dans les yeux.


-J’ai une question à te poser, déclara-t-il.


-Oui ?


Il prit une longue inspiration avant de s’adresser à elle avec des joues rosées. Biana espérait secrètement une déclaration de sa par. « Mais enfin Biana ressaisit-toi ! »se dit-elle intérieurement « Ce n’est ni le moment ni l’heure d’être en émoie devant l’homme de tes rêve ! ». C’était officiel, la jeune fille devenait folle avec cette histoire ! Biana fit taire la voix qui l’embêtait et se concentra sur son ami qui la regardait bizarrement. Avait-elle parlé à haute voix ?! Rien que cette pensé la fit devenir écarlate. Elle commençait vraiment à rivaliser avec Sophie !


- Tu disait, lui demanda-t-elle en remarquant qu’il avait commencé à parler mais à cause de sa crise de folie dans son esprit la jeune fille n’avait rien écouter à son plus grand dam.


Il sourit en se retenant de rire et répéta :


-Je disait que…que j’ai…j’aime une fille et que je voulais des conseil car tu es plus amen de m’aider que Sophie à se sujet.


Un vide immense se creusa dans le cœur de la jeune fille. Dex était amoureux d’une fille ! Mais si c’était elle, il lui aurait fait une déclaration non ? Donc il était forcément amoureux d’une autre. Elle avait à peine surmonté le fait que Dex avait des vues sur sa meilleure amie et qu’en plus ils s’étaient embrasser. Elle avait retenu sa joie du fait qu’il ne se soit pas mit ensemble ( ce que Biana avait deviné depuis longtemps et avait brisé le cœur de la jeune fille de voir son Dex aussi triste après cet événement mais l’avait rendu tellement heureuse de lui avoir laissé la place de petit amie libre )


- Et de quel conseil as-tu besoin, demanda-t-elle en s’efforçant d’avoir le ton enjoué.


Peine perdu, son ton était à le fois plutôt blasé, irrité et grognon. Elle ne l’aurait pas cru si on lui avait dit qu’elle réussirait à combiné tous ces sentiments dans un même ton. Dex plissa légèrement les yeux face à son comportement étrange avec lui depuis quelques mois mais fit comme si de rien n’était et continua sa déclaration.


- Mais j’ai peur de sa réaction. Je ne suis pas allé chercher mes liste care je continue de trouver ces arrangements ridicules. Et en plus, elle tient beaucoup à son nom je crois, car ils sont très élevé dans la noblesse alors que moi…je suis un fils de mal-assorties après tout…


Biana le regarda silencieusement. Elle ne savait pas trop comment réagir face à cette espèce d’appel cde détresse. Elle réfléchit un peu sa réponse avant d’abandonné toute ces idées et de répondre franchement.


- Eh bien, l’ancienne Biana t’aurais surement dit que les entremetteurs savent ce qu’ils font mais…maintenant que j’ai rencontré Sophie, je trouve qu’on devrait simplement aimer celui ou celle que l’on aime sans se poser de question du moment qu’on est heureux. Moi en tout cas ça ne me gênerais pas d’être avec quelqu’un comme toi. Tu es quelqu’un de tellement gentil et mignon que je ne me soucierais pas de se genre de futilité !


Biana se mordit la langue après avoir laisser s’échapper une tel déclaration à son Dexi ! Qu’allait-il penser de ses paroles ? Comment le prendrait-il ? Mais maintenant qu’elle y était, elle voulut continuer sur sa lancé.


- Et ,continua-t-elle en avançant d’un pas vers lui, je trouve que les Diznee sont merveilleux, c’est une famille très courageuse, un très beau couple qui s’aime, des triplés adorable malgré leurs bêtises et toi tu es parfait tel que tu es. Il n’y a aucune raison de faire tout un plat là-dessus !


- Tu es sincère, lui demanda-t-il surpris mais en se rapprochant, Je…Je croyais que tu aimais Keefe.


Dex était visiblement contrarié par ces propres paroles. Etait-il jaloux ?


- Je l’étaient, avoua Biana, puis Sophie est arrivé et m’a ouvert les yeux sur mes véritables sentiments. Maintenant j’ai vraiment découvert ce sentiment de désir pour un autre garçon beaucoup plus à mon gout.


- Qui est-ce, demanda Dex et s’approchant tellement que leur lèvres se frôlaient.


- Toi, murmura-t-elle. Elle entrelaça ses bras derrière la nuque de Dex et se mit sur la pointe de pied pour embrasser son bien aimer qui répondit à son baiser pour sa plus grande joie. Lorsqu’ils se séparèrent enfin. Ils se regardèrent dans les yeux en souriant. Biana et Dex étaient vraiment heureux ensembles peu importe ceux que les autres diront de leur union. Ils s’aimaient vraiment et c’est tout ce qui comptait.



Depuis quelques jours, Sophie se repasse les moments affreux que Lady Gisela a fait souffrir à son fils. Elle n’arrive plus à dormir. La télépathe se repasse aussi en boucle la phrase de Lady Gisela : « Il faut accepter le changement ». Mais quel changement ? Depuis, elle ne pense qu’a lui. A Keefe. Tout c’est bien passé, il est sorti du coma, il a développé son deuxième talent, mais il y a pour Sophie encore une chose qui cloche. Elle n’arrive pas à le découvrir. Tout à coup, une boule se forme au creux de son ventre. Sophie comprend enfin ce qui ne va pas. Serait-elle amoureuse de ce garçon ? La question lui donne des frissons, pourtant elle ressent les mêmes sensations que lorsqu’elle aimait Fitz. Une myriade de question lui emplirent la tête en quelques secondes.Y aurait-il un espoir entre elle et l’Empathe ? Keefe l’aimerait-il ? Comment lui avouer ? Fitz sera-t-il toujours notre ami ?

Keefe en avait marre de cacher ce qu'il éprouvait envers Sophie. Mais allait-il lui dire ? Comment allait-il lui avouer ? Comment réagirait ses amis ? Il décida de prendre alors les choses en main. Après-demain, les cours de l’école de la noblesse reprenaient. Il irait lui avouer mais pas sous le panacier de Calla. Il lui avouerait à l’endroit où ils se sont rencontrés. C’est-à-dire dans le couloir qui passait devant la classe de Lady Galvin, quand Sophie s’était faite jetée du cour pour avoir trouée sa cape. S’il séchait (ce qui était toujours et encore sa spécialité) personne ne les regarderaient.

Interrogations

Le matin de la rentrée, Keefe prit son cristal de foyer avec hâte et alla en compagnie de Ro dans les couloirs de Foxfire aux casiers, attendant Sophie et ses autres amis. Lorsque qu’elle arriva, son emploi du temps était déjà dans son casier. Keefe arriva mine de rien et lui demanda son emploi du temps. Elle ronchonna car sur son emploi du temps, les matières qu’elle aimait peu se trouvaient réunies le lundi, à commencer par l’alchimie et l’instillation. Lorsque Sophie leva la tête, elle se trouva nez à nez devant Keefe et resta bredouille. Elle devenu incapable de lui dire un mot ou un geste. Alors c’est Keefe qui se contenta de lui dire « salut » mais qui regardait ne réalité l’emploi de Sophie, qui reprenait à 14 heures aujourd’hui. La cloche sonna puis les cours commencèrent. Ils contentèrent d’un nouveau « salut ». Puis partirent en salle de cours.


-


Midi sonna, et tous se dirigèrent vers la cantine. Pour une fois, tous les amis de Sophie et elle-même étaient ensemble pour manger. Même Tam, Linh, Lueur, Marella et Stina était venu s’asseoir à leur table. Le repas fini, Keefe donna discrètement à la Télépathe un bout de papier sur lequel il y était marqué :


Tu souhaites que cette mauvaise journée en devienne une bonne ?

Rejoins-moi là où nous nous sommes rencontrés.

Keefe


Sophie leva la tête pour le remercier mais il était déjà parti. Pourquoi est-il si mystérieux ? Et pourquoi fait-il attention à ce que personne l’ai vu lui donner, et pourquoi est-il parti si vite ? Pourquoi, encore une fois, là où ils se sont rencontrés ? Elle réfléchit longuement où pouvaient-ils s’être vu pour la première fois ? Sophie se rappela alors que Keefe passait son temps à sécher. Donc, si elle se rappelle bien, Keefe séchait les cours quand ils se sont rencontrés. Mais où ? Soudain, elle se rappela de leur fameuse rencontre ! Ils se sont rencontrés quand elle s’était faite expulsée du cours d’alchimie de Lady Galvin pour avoir trouée sa cape.

Sophie balbutia quelque chose et sauta mentalement de joie, car peut-être qu’il l’aimait après tout. Elle regarda l’horloge et se rendit compte qu’elle avait dix minutes de retard à cause d’avoir trop longtemps réfléchi sur l’endroit où elle devait de rendre et les questions qu’elle se posait. Elle courut à travers la cantine suivie de Sandor et ses autres gardes du corps qui peinait à la suivre dans le dédale de l’école.


De son côté, Keefe avait peur qu’elle ne vienne pas et hésita à partir, (vu son retard) parce qu’elle avait compris ce que voulait dire le bout de papier et qu’elle soit attachée à quelqu’un d’autre. Il ne savait plus quoi faire. Fallait-il encore attendre ? Ro lui dit qu’i ln’avait pas à s’en faire ni pour le cours qu’il sèche (cour d’histoire) ni pour la mystérieuse mademoiselle F. et qu’elle viendrait.


-

Révélations

Quand elle arriva, Keefe était sur le point de partir quand Sophie le supplia et cria :

- Attends !!! S’il te plait reviens ! Keefe revient s’asseoir sur le banc.

- Pourquoi es-tu venu me voir avec tant de retard ? dit Keefe d’un air étonné.

Sophie s’assit aussi sur le banc plus proche que coutume.

- Je… j’ai eu du mal à me souvenir de l’endroit de notre rencontre et de le retrouver car ça fait longtemps que je n’y suis pas allée. En plus mes gardes du corps ont eu du mal à me suivre. Elle resta ensuite sans parler, elle se sentait intimidé.

- La mystérieuse Mademoiselle F. à la mémoire photographique ne retrouve pas l’endroit où nous nous sommes rencontrés !

- Je ne trouve pas ça drôle ! gronda Sandor.

Keefe prit une inspiration, puis une deuxième, et se prépara à lui dire mais Sophie lui coupa la parole.

Pourquoi m’as-tu fais venir ici et en privé ? Et pourquoi là où nous sommes rencontrés ? Quelque chose ne va pas ? Sophie espérait que non.

- A… à vrai dire ce n’était pas pour cette raison que je t’ai fait venir là où nous nous sommes vu pour la première fois. Bredouilla-t-il.

- Mais pourquoi alors ?

- Sophie en réalité je voulais te dire que tu… tu voilà je vais le dire correctement pour qu’on en finisse : Tu me plais. Keefe garda la tête basse et Sophie regardait ses pieds. Elle se senti rougir et espéra du fond du cœur que Keefe ne le voyais pas mais c’était peine perdue. Elle était incapable de dire quelque chose, sous le choc. Elle resta perplexe n’en croyant pas ses oreilles et essaya de formuler une phrase correcte sans se ridiculiser.


- Le « joli cœur » ne va pas être content du tout ! S’exclamait Ro d’un ton enjoué. Quant aux gardes du corps de Sophie, ils s’empêchèrent d’étouffer des rires. Keefe était désespéré lorsqu’elle prit la parole :


- Ecoute, Keefe tu me plais énormément depuis assez longtemps mais j’avais peur autant que toi que tu ne m’aime pas , et je ne savais pas non plus quand et comment te l’avouer. J’avais peur aussi de la réaction de nos amis, surtout de de la réction de Fitz. Sophie fit alors une chose qu’elle n’avait fait qu’une seule fois auparavant. Elle se rapprocha de Keefe et l’embrassa. Keefe à présent rayonnait et Sophie aussi. Ro se contentait se de sautiller et de dire en boucle des moqueries. Mais Sandor lui, se contentait de lever les yeux au ciel et de de bougonner.

- Je suis content que tu m’aimes car je vaux à coup sûr un dix et demi sur dix. Ils rigolèrent tous les deux.

- Mais dis-moi tu avais un cours de prévu ou tu as pris la peine de sécher pour me voir ? Disons que le cous que j’avais cette heure-ci n’était pas du tout intéressant. Dit Keefe.

- Et toi tu as quel cours après ?

- J’ai un cour de télépathie avec Fitz et Tiergan. Répondit Sophie.


La cloche avait sonnée depuis déjà bien 5 minutes et le couple n’avait rien entendu ni vu ce qui les entouraient. Une multitude d’élève de Niveau 1 et 2 les avaient encerclés mine de rine pour voir ce qui ce passait. Soudain quelque paroles les tiras de leur rêverie.

- A bas tiens, venez voir je les ai enfin trouvés ! c’était la voie de Dex. Puis Biana s’exclama :

- Comme par hasard ! Il y en a deux qui disparaissent mystérieusement et on les retrouve en train de s’embrasser !

Keefe ignora leurs moqueries et s’adressa à Sophie.


- Je t’accompagne en cours ?

- Avec plaisir ! Ils se prirent la main et s’en allèrent avec l’attention des prodiges qui les suivirent du regard jusqu’au bout du couloir.

Ténèbres C’était là où Sophie avait l’impression de se trouver en ce moment. Pas dans le néant dont elle avait l’habitude lors de ses téléportations, ni dans celui qu’on retrouvait dans un esprit brisé semblable à celui de Prentice. Non, elle avait plutôt l’impression de sombré dans un recoin de sa tête pour fuir la réalité, comme quand elle était sous l’effet des...sédatifs !?

Ce mot avait été comme un déclic pour elle et la jeune elfe pouvait à présent sentir une douleur au niveau de son poignet. C’était une évidence, elle avait été brulée. Malgré cela, elle n’arrivait pas à ouvrir les yeux ni à distinguer les sons qui l’entourait. Cependant, elle était sûre de ne pas se trouver au centre de soin. C’était le dernier endroit là où elle se souvenait d’avoir posé les pieds. Le centre de soin était déjà presque sa deuxième maison avec toutes ses consultations chez Elwin. Mais après que Keefe avait été plonger dans le coma par la faute de Lady Gisela, sa mère, le médecin avait décréter qu’il serait mieux pour lui de rester au centre. Alors Sophie s’était aménagé un petit endroit à elle dans le centre pour rester près de son ami et le soutenir en silence. Ses pensées furent coupées par un souffle près de son épaule. Sophie compris qu’elle n’était pas seule...

Sophie !

Cette voix lui était familière...

Aller Foster ! Tu es plus forte que ça !!

Foster ? Il n’y avait qu'une personne qui l’appelait comme ça...

-Keefe ?

-Je préfère Lord Bellecoiffe !

Elle cligna des yeux plusieurs foi pour s’habituer à la pénombre, et c’était belle et bien lui. Keefe, son ami qui la soutenait depuis son arrivée dans les cités perdues, celui sur qui elle pourrait toujours compter, à qui elle pouvait tout dire (et d’ailleurs le seul à savoir pour Fitz et elle), et aussi celui qu’elle n’avait pas vu depuis deux mois...Sans hésiter un instant, elle lui sauta au cou.

-Alors comme ça, la Mystérieuse Mlle F devient câline ? Ton image de Lady Fos-Boss dur à cuire risque de se dégrader !

Sophie desserra son emprise et recula de quelques pas. Comment osait-il plaisanter après ce qu’il lui avait fait deux mois plus tôt ? Elle avait vraiment cru qu’elle le perdre... Elle essaya en vain de retenir ses larmes. Mais Sophie n’en pouvait plus de faire semblant de tenir le coup. De faire semblant que tout allait bien et qu’elle pouvait patienter le temps qu’il faudrait pour que Keefe se réveille. Qu’aurait-elle fait si jamais il ne s’était pas réveillé ? Sa vie n’aurait plus eu aucun sens…

-Foster ? Tu...tu pleures ?

Pour toute réponse, elle détourna son regard de celui de Keefe et contempla une chaise qui se trouvait près d’elle, comme si c’était la 8ème merveille du monde. Sophie c’était rendu compte qu’elle ne s’était pas demander où ils se trouvaient. Les invisibles les avaient ils enlevés une nouvelle fois ? La mère de Keefe aurait-elle trouvée de quoi réveillé son fils ? Ça devait surement être ça puisque ce dernier se trouvait actuellement devant elle. D'ailleurs, celui-ci avait l’air un peu perturbé. Peut-être était-ce dut à la force des émotions que lui envoyait Sophie en ce moment.

-Foster, écoute...

-Non Keefe ! le coupa-elle. Tu m’avais promis que tu ne viendrais pas à Loamnore ! Tu aurais pu... J’ai vraiment cru que j’allais te perdre ! Tu aurais pu ne jamais te réveiller !

Elle marqua une pose le temps de reprendre son souffle.

-Et maintenant, murmura-t-elle entre deux sanglots Je suis là à te crier dessus alors que tout ce que je veux depuis deux mois, c’était de te voir te réveiller ! En vrai, c’est de ma faute... j’aurais dû prévoir que Lady Gisela aurait trouvé un moyen de te faire venir à elle...

-Non Foster, ne commence pas à culpabiliser ! Si la faute doit être jeter sur quelqu’un, c’est bien moi ! Je suis désolé Foster, mais je ne pouvais pas rester tranquillement chez moi tout en sachant que ma maman chérie aurait pu vous faire payer mon absence... Il fit trois pas en avant et était maintenant si proche de la jeune elfe qu’elle pouvait sentir son souffle chaud sur ses joues. A ce moment, on n'aurait pas vu de différence entre elle et une tomate.

-Je n’aurais pas supporter qu’elle te fasse du mal par ma faute, ajouta-t-il en essuyant une larme sur la joue de son amie. Sophie ? L’espace d’un instant, le monde sembla s’arrêter autour d’eux : il avait prononcé son prénom. Le cœur de Sophie battait tellement fort qu’on aurait pu l’entendre à plusieurs kilomètres à la ronde. Et, avant qu’elle n’ait vu quoi que ce soit venir, il réduit à néant l’espace infime qui les séparaient en posant délicatement ses lèvres sur les siennes. Elle aurait sans doute dû le repousser, mais elle n’avait aucune raison de le faire... Ce baiser avait un doux gout sucré et, contrairement à celui de Dex, elle avait ressenti quelque chose. Ce qu’elle avait ressenti était un sentiment nouveau et indéchiffrable pour elle, mais peut-être pas pour Keefe. Il s’écarta et plongea son regard dans celui de Sophie.

-Keefe... Elle poussa un soupir d’incertitude.

-Je suis désolé, je n’aurais pas dû... C’est juste que je n’ai pas pu m’en empêcher...J’en avais assez de te voir tous les jours et de faire semblant de ne rien ressentir pour toi. Et même si tu as rompu avec Fitz, c’est tellement difficile de te cerner que je ne sais pas si je peux imaginer que toi aussi tu... Il n’alla pas au bout de sa phrase, mais Sophie avait facilement deviné ce qu’il allait dire. Mais si je suis sûr d’une chose, c’est que tu es la fille la plus intelligente, la plus forte, la plus courageuse et la plus attentionnée que je n’ai jamais rencontré. Et même quand j’ai rejoint les invisibles, tu voulais encore de moi comme ami. Tu es la seule as vraiment me connaitre avec mes défauts et as savoir que sous mes plaisanteries se cache une toute autre personne. Les plus beaux moments de ma vie, je les ai passés avec Fitz, Biana, Dex, Linh, Marella et parfois même avec Tam-Tam. Mais surtout avec toi. Et c’est pour ça que je peux affirmer que je...je...

-Que tu ?

-Que je t’aime Sophie Foster. Ses joues avaient viré au cramoisie mais il abordait un petit sourire timide. La jeune elfe ne savait comment réagir face à cette déclaration. Elle se remémora tous les moments heureux qu’elle avait passé avec lui : sa rencontre avec lui quand elle avait brulé la cape de Lady Galvin, quand elle avait survolé la mer accompagnée de Keefe au dos de Silveny, leur soirées pyjamas à Alluveterre, toutes les fois où il l’avait fait rire avec ses blagues (qui étaient parfois étranges, certes) et quand elle avait eu besoin de lui pour retrouver ses parents biologiques, il l’avait aidé alors qu’elle le faisait pour Fitz. Sophie se souvint alors d’une question que lui avait posé Lord Cassius

“Et vous Mlle Foster, que vous dicte votre cœur ? “

Auparavant, elle pensait qu’il parlait de son passé avec son fils. Mais peut être qu’elle s’était trompée et qu’il faisait référence aux émotions qui provenaient du cœur de Sophie ? Elle avait toujours pensée aimer Fitz, mais une petite voix lui disait qu’elle se forçait à le faire. Qui ne serait pas tomber amoureuse de lui, avec son physique de star de cinéma ! Mais Sophie ne s’était rendue compte que maintenant qu’elle aimait Fitz avec sa tête et pas avec son cœur. Avec Keefe, c’était différent : elle avait ressenti de l’amour. Et non seulement dans le baiser mais aussi pour la personne qui lui le avait offert.

-keefe ? Elle attendit qu’il soit tourné vers elle avant de continuer. Je pense que... Non, pas je pense. Moi aussi, je t’aime !

-Pour de vrai ?

Elle hocha la tête. Le sourire de Keefe avait atteint ses oreilles. Il se pencha vers elle pour l’embrasser de nouveau et... Il fut coupé par le vacarme d’une discussion qui se déroulait sans doute dans la salle voisine.

-J’espère que tu leurs à donner des sédatifs assez puissants !

-Bien sûr ! Ils ne risquent pas de se réveiller avant plusieurs heures.

-Bon. Si Gisela à vraiment donner un nouveau talent puissant à son fils, il faut que nous l’utilisions à notre profit. Et puisqu’on détient son amie, il sera bien obligé de coopérer à moins qu’il ne veuille plus la revoir.

Ces voix étaient bien trop familières à Sophie : c’était celle de Fintan et de Brant. Elle aurait dû faire l’allusion plus tôt avec ses brulures aux poignets. Malheureusement, elle n’avait aucune stratégie et pas une seule arme. En plus de cela, Sophie se sentait vidée de tous ses pouvoirs : les sédatifs devaient y être pour quelques chose. Pour l’apaiser, Keefe lui envoya une brise verte. Sophie se souvint qu’elle n’était pas seule.

Et c’était tout ce qui comptait pour le moment.


- Alors ?

- Non. Toujours rien.

Cela faisait maintenant un mois que Keefe était plongé dans le coma, est rien ne semblait pouvoir l’en sortir. Sophie passait une grande partie de son temps libre à son chevet. À chaque fois qu’elle arrivait, elle commençait par sonder son esprit. Mais il demeurait étrangement vide… Elle avait beau l’appeler, lui envoyer des images heureuses, lui instiller des émotions positives, rien n’y faisait, Keefe n’était plus là.

Sophie se laissa tomber sur une chaise à côté du lit de son ami. La chaise qu’elle occupait tous les jours depuis maintenant un mois. Elwin posa une main sur son épaule.

- Il va bientôt revenir. Son organisme est presque remis. Je pense que quand son corps se sera adapté à tous ces changements, son esprit reviendra.

Sophie releva la tête. Tous les jours, ses parents et ses amis mettaient toutes leurs forces à l’œuvre pour essayer de remonter le moral de la jeune fille, et pour une fois, elle était presque convaincue.

- Combien de temps avant que son organisme soit rétabli ?

Elwin esquissa un sourire : il devait s’être rendu compte qu’il avait attiré l’attention de l’adolescente. Le médecin se pencha au-dessus de son patient et invoqua un orbe vert au niveau de son cœur.

- C’est difficile à dire, mais je pense que d’ici la fin de la semaine, il sera guéri. Mais seulement au niveau de son métabolisme. Nous savons tous les deux que je n’ai aucun savoir en ce qui concerne l’esprit. Ça, c’est ton domaine.

Sophie détourna la tête. Ils étaient lundi. La fin de la semaine semblait être dans une éternité.

Elwin s’étant rendue compte du changement d’humeur de la télépathe, il proposa :

- Je peux toujours essayer quelques élixirs fortifiants.

- Sophie ?

L’interpellée leva la tête. Biana se trouvait devant la porte.

- Je peux te parler un instant ?

Sophie hocha la tête avant de suivre son amie dans le couloir.


- Alors, commença cette dernière, tu n’as rien à me dire ?

- Comment ça ?

- Au sujet de Keefe.

- Je ne vois pas de quoi tu parles.

- Ma parole, mais Ro avait raison, tu es vraiment en plein déni !

- Alors vas-y, éclaire ma chandelle, si je suis si aveugle que ça, déclara Sophie, que tout ceci commençait à énerver.

- C’est que…c’est un peu gênant à aborder.

Devant le regard de son amie, Biana continua malgré tout.

- Eh bien, personne n’ignore que tu passes beaucoup de temps au Centre de Soins, et des rumeurs courent. Au début, c’était Marella qui nous les rapportaient, mais il y en a de plus en plus, et je ne serais pas étonnée que tout Foxfire soit au courant.

- Et quelle est la rumeur ?

L’éclipseuse inspira profondément avant de continuer.

- Ro n’a rien voulu nous dire, mais…ça saute aux yeux quand-même.

- Quoi donc ? Sophie commençait à s’impatienter.

- Keefe serait amoureux de toi, lâcha Biana, avant de reprendre son souffle.

La tête de Sophie lui tournait. Elle n’arrivait pas à faire le tri dans l’avalanche de souvenir qui jaillissait de son esprit. C’était comme si un déclic s’était fait. Elle voyait à présent tous les moments où Keefe avait été là pour elle, tous ces compliments qu’il lui avait dits, cette douceur qu’il avait avec elle, et ces blagues. Sophie avait été trop aveugle pour trouver quoique ce soit. Et elle s’en voulait. Terriblement. Mais…ce n’était que des rumeurs… Peut-être qu’il ne l’aimait pas, que tout ceci n’était qu’une invention de fan jalouses…

- Il t’aime vraiment tu sais. De tout son cœur. Tu es la personne qui a le plus de valeur à ses yeux.

Cette voix…à l’accent si caractéristique…Sophie l’aurai reconnue entre mille. Elle se retourna pour voir le jeune homme adossé contre un mur. Ses yeux bleu-vert qui faisait autrefois chavirer son cœur ne représentaient aujourd’hui qu’une amitié.

- Fitz ! Que fais-tu là !?

Biana s’était levée d’un bond et semblait prête à faire regretter à son frère d’avoir épier leur conversation.

- Chacun son tour, sœurette. D’habitude, c’est toi qui espionne les gens non ?

Fitz vint s’assoir à côté de Sophie qui n’avait pas réagi.

- Je pense que tu devrais lui laisser sa chance. Il la mérite.

Sophie se tourna vers Fitz. Était-il vraiment en train de lui proposer de se mettre avec Keefe ?

- C’est vrai…ce que tu as dit, sur lui ?

- Oui. Sophie, je suis son meilleur ami. Et crois-moi, ça a été dur. Quand on s’est mis ensemble, j’ai eu l’impression de le trahir. Je t’aimais et je t’aime toujours, mais j’ai le sentiment que c’est avec lui que tu seras le plus heureuse. Et je ne veux que votre bonheur à tous les deux, parce que je tiens à vous.

Sophie resta sans voix. Elle sera son ami dans ses bras. C’est alors qu’elle se rendit compte de quelque chose

- Je suis amoureuse de Keefe ?

Sophie s’étonna d’entendre sa voix poser cette question. Mais l’émettre à haute voix lui fit du bien. Fitz lui pressa la main.

- Pas besoin d’être empathe pour le savoir.

Sophie enfouit son visage dans ses mains.

- Il le savait, pas vrai ? Pourquoi suis-je aussi aveugle ? Pourquoi tout le monde est toujours au courant avant moi ? Pourquoi…

Un déclic se fit alors dans son esprit. Sophie se leva d’un bond. Elle se tapa la main contre le front :

- Bien sûr ! Mais qu’est-ce que je suis bête ! C’est si évident !

Elle se leva d’un bond, et parti en laissant derrière elle ses amis perplexes, puis déboula au Centre de Soins en trombe.

La télépathe ignora les questions d’Elwin, se contentant de crier :

- Je sais comment guérir Keefe !

La jeune fille s’accorda deux secondes pour respirer, avant de plonger dans l’esprit de Keefe.

Il était toujours aussi vide, et Sophie dû partir loin avant de trouver l’endroit qu’elle cherchait. Elle se concentra, et, de tout son cœur, de toute son âme, elle instilla tout son amour pour Keefe. Parce qu’elle le sentait à présent, elle aimait Keefe Sencen. Autour de cette chaleur, elle engloba trois petits mots : je t’aime… Puis, elle envoya ce message dans toutes les directions, tel un feu d’artifice.

Et…rien ne se passa. Pourquoi ça ne marchait pas ? Elle tenta une dernière chose. Keefe, s’il te plait, reviens, j’ai besoin de toi. Tu me manque terriblement. J’ai l’impression de n’être rien sans toi. Et ce fût le mot de passe, la formule magique qui débloqua tout. Car ces paroles étaient si justes, et marquées d’émotions si profondes, qu’une autre voix, certes, ténue, mais présente, ce fit bientôt entendre dans l’esprit du jeune empathe : si je m’étais attendu à ça en laissant ma mère faire ses expériences sur moi, je n’aurais pas hésité une seule seconde !

Sophie émit un son, à voix haute cette fois-ci, à mi-chemin entre un cri, un sanglot et un éclat de rire. Elle regarda Keefe ouvrir les yeux et lui adresser un sourire éclatant. La télépathe se jeta à son cou.

- Ravi de te revoir Foster ! Lui murmura l’empathe, dans le creux de l’oreille.

Quelqu’un se racla la gorge derrière eux. Sophie se releva pour faire face à Biana et Fitz, qui avait dû la suivre quand elle était revenue au Centre de Soin, et Elwin. Tous abordaient un grand sourire.

- Donc ! Commença Elwin en se tournant vers les jeunes Vackers. J’ai quelques élixirs à aller chercher chez Slurp & Burp. Vous m’accompagnez ?

Une minute plus tard, Keefe et Sophie se retrouvaient seuls.

- Bon, commença Sophie, s’écartant du lit de celui qu’elle aimait, ses joues commençant à rougir.

Keefe la retint par la main.

- C’est vrai ce que tu m’as transmis tout à l’heure ?

Mince, il s’en souvenait… Sophie inspira pour se donner une contenance et plongea ses yeux dans ceux de celui qu’elle aimait :

- Oui, souffla-t-elle. Tout est vrai.

- Même…la première chose que tu as transmis ?

Sophie se mordit l’intérieur de la joue. Allons bon, elle n’avait pas peur d’affronter les plus grands criminels elfes, mais elle été terrorisée lorsqu’il fallait qu’elle annonce son amour à celui qui faisait chavirer son cœur. Elle ouvrit la bouche, mais se sont d’autres mots qui en sortirent :

- Pourquoi c’est si dur ?

- Quoi donc ?

- De tenir à quelqu'un. De ne pas vouloir qu'il s'en ailles, qu'il soie en danger qu'il soit loin de nous.

Keefe lui ouvrit ses bras et la télépathe vint s’y blottir.

- Tu ne m’en veux pas ?

- Quoi donc ?

- D’être parti vous rejoindre alors que tu m’avais dit de rester chez moi…

Sophie regarda l’empathe :

- Quand on apprécie les qualités de quelqu’un, on l’admire. Quand on accepte ses défauts, on l’aime. Je crois que...je t’aime Keefe.

Ça y est, elle l’avait dit. Et la réponse ne se fit pas attendre.

- Moi aussi je t’aime Sophie, plus que tu ne pourrais l’imaginer. Et je suis vraiment heureux que tu te sois rendue compte de la réciprocité. C’était vraiment horrible pour moi, lorsque que tu nous as joué Le Grand Déni Fosterien.

- Et là, ça va mieux ?

- Je n’ai jamais été aussi mieux, Foster.

- Et bien, je crois que moi aussi.


Et c’était vrai.

Parce qu’elle aimait Keefe.

Parce qu’il aimait Sophie.

Parce qu’ils s’aimaient.

Tout simplement.

Un mois ! Cela faisait un mois que tout était fini... Pourtant, il restait quelques histoires à régler.
La vie avait repris son court. Keefe et Fitz allaient passer au niveau d'élites pour le plus grand malheur
de Sophie qui sortait enfin avec l'Empathe.
Depuis quelques jours Biana n'avait pas bougé de son bureau. Elle était concentrée à lire en boucle une liste sur un papier en fond bleu vert comme ces yeux.

Cette liste portait cent noms en plus du sien en tête :
Liste des prétendants pour Biana Vacker telle qu'établie par le Bureau des unions : 31/03/20

Meilleurs choix :


(n°1)-Archiral Sgood (n°2)-Jensi Babblos(n°3)-Tam song (n°4)-... (n°97)-Vincent Sdodge (n°98)-Keefe Sencen (n°99)-Ludo Variole (n°100)-Dexter Dizznee

Depuis un long moment, ses yeux restaient bloqués sur le dernier nom numéro 100. Elle voyait sans cesse son visage, ses taches de rousseur dans sa tête comme une obsession. Au fond d'elle-même, elle l'aimait bien plus qu'elle ne voulait l'admettre.
Les mains tremblantes, elle sortit son transmetteur de sa poche et dit à haute voix :

- Montre-moi Dex Dizznee !

Elle dut attendre deux secondes avant que le visage du jeune homme apparaisse à l'écran.

- Salut ça va ? Sa voix résonna dans la tête de la jeune fille...
- Oui, oui très bien et toi ?
- Oui, mais pourquoi m'appelles-tu ?
Biana était sûr d'être devenue toute rouge, et c'est à peine si elle réussit à lui répondre :

- Oh oui... J'oubliais... Heu, ... Je voulais savoir…heu…si tu voulais venir avec moi ce soir en Atlantide. Je connais un super endroit pour manger, assez agréable, c’est un restaurant multi espèces. On y mange de la nourriture gnome, ogres, elfes, trolles… Et leurs plats sont très bons.
Dex n'hésita pas une seule seconde avant de lui répondre par l'affirmatif.

Biana commença à se préparer assez tôt, elle était très excitée et impatiente d’aller à ce rendez-vous. De plus, elle voulait passer acheter un petit présent à Dex afin de lui faire une surprise.

L'Eclispseuse mit une robe en tulle argenté, cintré avec un dos nu et sans manche. Elle se regarda dans la glace et elle dit : « Magnifique ! ».
Pour sa coiffure, elle se fit une tresse sur le côté droit de sa tête.

Arrivée devant Serres, plumes, Corne§Cie la plus grande animalerie d'Atlantide, elle poussa une immense et lourde porte en bois pour rentrer dans un lieu...
Extraordinaire !

Les animaux piaillaient, grognaient, chantaient... C'était merveilleux, émouvant… Elle commença par le rayon des volatiles, puis celui des équidés, et elle finit par celui des félins. Elle s'arrêta net dans une rangée, ou elle fut attirée et subjuguée par une petite boule de poils.
C’était un petit chat noir avec des yeux verts en amande, des ailes noires qui scintillaient comme un diamant sous un rayon de lune. Une merveille de tendresse ! Une vendeuse arriva :
-Voulez-vous cet animal ? C'est un Alenvolaire.
Surprise et revenue à la réalité Biana répondit :
-Est-ce un animal câlin ou est-il plutôt agressif ?
La vendeuse sourit :

-Pour celui que vous regardez ce sera elle car c’est une femelle, et elle se laisse facilement caresser ne vous inquiétez pas pour cela, c’est un excellent animal de compagnie.

Biana sortit de la boutique avec une grosse cage faite de verre opaque.
Arrivée au restaurant, elle vit Dex dans un coin au calme au fond du restaurant, perdu dans ses pensées. Elle alla le rejoindre.
-C'est quoi dans la cage ? Lui demanda-t-il avec un grand sourire, en lui faisant la bise.

-Ce qu'il y a dans cette cage, c'est une créature trop mignonne avec un nom trop compliqué. En gros, c'est une chatte noire avec des ailes pailletées.
Dex agrandit son sourire puis ouvra la bouche :
-Elle s'appelle comment ?
Ce fut au tour de Biana de sourire :
-Je ne sais pas vu que je viens de l’acheter il y a quelques instants. Je ne pouvais pas choisir le nom toute seule car elle est nous deux.
Dex écarquilla les yeux surpris.
Biana ne lui laissa pas le temps de parler et ajouta :

-Tu t'occuperais d'elle une semaine et moi l'autre semaine. Comme ça on est sûre de se voir. Donc on doit choisi son nom tous les deux, ensemble Enfin, si tu es d'accord, évidemment !

Au grand soulagement de Biana, Dex était aux anges.

-Ca va être super, j'ai plein d'idée géniale pour son prénom, comme La sublime Bianex. On marque notre territoire. Tous deux pouffèrent.

-Non ça va aller. Ça me rappele a quand on a dû choisir un nom pour la brigade prodigieuse.

Dex fit des grands yeux :
-Il est hors de questions qu'on l'appelle l'Animale prodigieuse
-N’importe quoi, je n’ai pas dit ça. En tout cas, La sublime Bianex ce n’est pas forcément mieux.
Et ils recommencèrent à rigoler, les yeux pétillants de bonheur. Le repas se déroula dans une ambiance heureuse, il aborda tous les sujets de leur quotidien.
La fin du repas arriva, mais il n'avait toujours pas trouvé un nom pour le chatte ailé, mais au moins ils étaient heureux et amoureux. C’est pourquoi, Ils décidèrent d'aller marcher afin de prolonger ce bon moment.
À la fin de cette ballade, ils arriverent dans une ruelle, et remarquérent une toute petite librairie dont la vitrine était uniquement éclairé par une faible bougie. Ce qui était très surprenant c’est qu’Il n'y avait qu’un seul livre dans cette vitrine. Un livre que Biana connaissait bien « les aventure de Rolly », en effet, c'était un compte que sa mère lui lisait quand elle était petite. La jeune fille partagea sont idée avec son amie :

-Avant de dire quoi que ce soit écoute-moi, que penses-tu de Rolly comme nom pour la boule de poile ? C'est le prénom d'une gnommine d'un compte pour les enfants. Jesais, se n'ai pas très excitent mais, je trouve ce prénom attendrissent non ?

Dex fit mine de réfléchir avant d'accepter, radieux. Il la pri par la main et lui dit :

-Tu ne veux pas qu'on aille s'asseoir, comme cela tu pourras me montrer Rolly. Il s’installèrent sur un banc tout blanc en dorme de livre ouvert juste en face de la librairie.

Quand Biana sortie l'animal de sa cage, celui-ci sauta sur Dex avant de se blottir entre ses jambes.
Biana posa sa tête sur l'épaule de Dex avec un sentiment de plénitude.

Dex demanda avec une légère appréhension dans la voix :
-Biana, suis-je sur ta liste des prétendants ?

La jeune fille en avait marre d'attendre, elle prit sont courages a deux mains et embrassa Dex avec angoisse et passion. Au bout d'une seconde qui parut être une éternité, Dex lui rendit sont baisé avec la même passion.

Quand ils se furent enfin séparé, au bout de plusieurs minutes, une heure, ou même une journée, ils se regardèrent dans les yeux aussi profondément que cela était possible :Biana rompit le silence et lui dit - Oui Dex, tu es sur ma liste, mais sache que même si cela n’avait pas été le cas, je t'aimerais quand même. Car oui je t'aime Dex de tout mon cœur, de toute mon âme.

Le Technopathe rapprocha sa bouche de son oreille pour lui souffler quelques mots. -Moi aussi je t'aime Biana, bien au-delà de ma propre compréhension.

Et tous deux restèrent là un long moment à se regarder dans le fond des yeux. Ensuite, Dex raccompagna Biana chez elle en lui tenant délicatement la main.

Arriver devant Evergland, Dex donna Rolly a Biana:
-Tiens garde là cette semaine, mais sache que je passerais chaque jour pour voir comment elle va. M’assurer que tu en prends bien soin. Puis il conclue le tous avec un clin d'œil.

-Merci. Elle dut se mettre sur la pointe des pieds pour pouvoir lui dire au revoir, d’un légé baisé. Il brandit sont cristal de foyer et disparue, après un dernier regard.

Cette nuit-là, fut la plus belle nuit que Biana eu jamais faite. Rolly avait pris la place qu’occupait Iggy lors de leur séjour a Alluvert, et elle avait le cœur léger …

Le lendemain matin, encore toute ensommeillé sa mère l’appela :
-Biana mon cœur, Dex est dans la cuisine. Il t’attent depuis un bon bout de temps. Au nom du jeune homme, elle sortit en trombe de son lit et ferma la porte sur Della. Elle se dirigea dans la salle de bain, elle pris une courte douche, la plus raide de sa vie. Elle se sécha et enfila une belle robe turquoise en un temps record. Elle se dépêcha de se faire une demie queue de cheval puis pris Rolly sous le bras. Ensuite, elle alla retrouver Dex dans la cuisine.
Biana pouffa en voyant son petit copain mordant vivement dans une Gimolle et s’en mettre partout sur le visage. Quand il la vit arriver, il s’empressa de se débarbouiller avec un legé sourire et de venir l’embrasser. Il jeta un rapide coup d’œil à Della qui faisait mine de n’avoir rien remarqué.

- Vient Dex, on devrait aller dehors, ça sera plus calme. Elle lui pri la main et l’emmena sur les berges autour du lac .
-Alors comment ça va depuis hier soir ? Demenda le jeune homme ?
Biana lui accorda un sourir resplendissant et totalement sincére.
-Depuis hier, heu tous va bien, mieux que bien. Et ils s’asire par terre a regardé le lac ou nager des poissons et tout sorte d'espece soumarine.

Ils etaient la heureux tout deux mains dans la main pour le restant de leurs jours…

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